SCÈNE III
SOPHIE, MARION
SOPHIE
Ouf ! (Elle 50 laiate aller tur son tofa et diapoie lea oreillera, sur leiqoeli elle appuie la t£te noucbalamment.) Marion I
Madame.
MARION
SOPHIE
Monsieur Didier a-t-il rapporté le médaillon... vous savez ?... Celui qui était accroché là. (Elle désigne un coin de la cheminée.) ‘
MARION
Ah! le portrait de la mère de madame, que madame a donné à retoucher?... non, madame, monsieur Didier n'est pas encore venu. Du reste, madame l’aurait vu, car monsieur Didier n’y met pas tant de façons; dès qu’il arrive, crac! U entre sans crier gare... Ahl ces artistes, c’est d’un laisser-aller...
SOPHIE
Mademoiselle Marion, monsieur Didier est mon ami d’enfance ; il faisait des bonshommes sur les mm s quand je faisais des roulades dans les rues... C’est maintenant un grand peintre.. . c’est comme mon frère aîné, et je. vous serai obligée d’avoir pour lui les plus grands égards ; ne l’oubliez pas.
MARION
Oh! madame, je suis polie avec tout le monde, même avec les artistes.
SOPHIE, avec un sérieux comique.
Tu as raison, ma fille; il ne faut mépriser personne. A propos, Marion? tu as une jolie voix, tu n'es pas trop mal tournée, pourquoi donc n’as-tu pas pris le théâtre ? ^
MARION
Mon Dieu! madame, j’y ai souvent pensé... mais j'ai eu peur de désobliger mes parents.
SOPHIE, même jeu.
Ah ! c’est juste... ton père est cocher de fiacre, je crois, et ta mère vend du poisson?
MARION
Oui, madame.
SOPHIE
Je te demande pardon, mon enfant, je l’avais oublié, (a p.n.) On n’a pas idée de çal (Haut.) Marion?...
MARION
Madame ?