‹ Je marie Victoire vaudeville en un acte (volume 2)Chapitre 15 sur 34 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

gaillard, puis mulot, puis atala,

GAILLARD

Eli ben ! il est joli 1’ dernier mot des cuirassiers !.. a-t-on jamais vu un enragé pareil L. c’est qu’il le ferait comme il le dit!

MULOT, entrant par le fond à droite *.

Nol’ maître... v’iàle chemin de fer qui arrive.

GAILLARD

Eh ben ! mets les chevaux à la voiture, imbécile !

MULOT

Oui, noC maître!., (il sort par le fond, à droite.)

GAILLARD, allant prendre sur le buffet un encrier et une feuille de papier.

Je vas faire la feuille du conducteur. — Satané cousin... qui tombe là comme un trouble-fète... Victoire ne m’avait jamais parlé de cet amour-là !.. Me couper les oreilles!... ah !.. mais!., je préviendrai la gendarmerie, (il s'assied prè* de la table et écrit. — Bruit de voix en dehors.)

MULOT, reparaissant par le fond, à droite, à Atala qui le suit**.

Mais puisque je vous dis qu'on est en train d’atteler !

ATALA, brusquement.

Les voyageurs ne sont pas faits pour attendre.

MULOT

Mais puisqu'on marie la bonne ! (il sort par le fond, à droite.)

ATALA entrant ***.

Eh! qu’est-ce que ça me fait à moi? (a Gaillard.) Monsieur, il est onze heures, pourquoi votre guimbarde n'est-elle pas prête?

* Gai!. Mul.

** G ail. Mul. Àtal.

*** Gail. Atal.

GAILLARD^ choqué.

Pourquoi... pourquoi!., on vient de vous le dire : parce que je marie ma bonne...

atala. '

En voilà une raison ! sont-ils bêtes avec lear bonne !

GAILLARD

Ali ! mais, permettez, Madame...

ATALA

Mademoiselle, s’il vous plaît.

GAILLARD

Soit !

ATALA

Mademoiselle Atala, fabricante de cols et cravates à Orléans, à l’enseigne de la Vestale... en face la caserne... c’est moi qui fournis la garnison.

Ça ne me regarde pas...

ATALA

Je suis très-pressée.

GAILLARD

Et moi aussi. Et quand on est à la fois entrepreneur de diligences et adjoint de sa commune... vous comprenez...

ATALA

Adjoint !.. Vous êtes adjoint ?

GAILLARD

J’ai cet honneur. .

ATALA

Ça tombe à merveille. Écoutez-moi, père Laffitte.

GAILLARD, se levant.

Comment Laffitte? Je me nommeGaillard.

ATALA

Laffitte, Caillard... c’est la même chose.

GAILLARD

Mais non!.. Gaillard.

ATALA

Ah ! vous m’ennuyez !

GAILLARD, à part.

Est-elle malhonnête !

ATALA

Apprenez, mon cher, que je me rends à Pithiviers pour trouver et confondre un homme brun, qui s'est conduit à mon endroit comme un savoyard.

GAILLARD, à lui-même.

Je vous demande quel intérêt ça peut m’inspirer? (u 6e rassied

et se remet à écrire.)

ATALA

Or, comme il peut y avoir querelle, lutte, sévices, je tiens à « établir des antécédents. Vous êtes officier civil, vous allez recevoir ma déposition. (Elle »a chercher une chaise au foad.)

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