‹ Je marie Victoire vaudeville en un acte (volume 2)Chapitre 18 sur 34 · TÉMOINS · texte numérisé non relu

TÉMOINS

VICTOIRE, entrant par la deuxième porte de droite**.

La!., me v’ià requinquée.

PERRUCHON, A part, redescendant.

Mam’selle Victoire!., tenons ferme!,.

VICTOIRE, à Gaillard.

Eh bien ! vous restez là à bavarder!., et puis vous ne serez pas prêts quand le notaire arrivera.

GAILLARD

Le notaire!.. Ab! bien oui !.. il s’agit bien du notaire!

Comment ?

GAILLARD

Croirais-tu que cet imbécile de Perruchon fait maintenant des difficultés ?

Des difficultés ?

11 hésite à se marier.

Vraiment?

GAILLARD

PERRUCHON.

Du tout !.. je n’hésitons point... je refusons.

Vous refusez?

GAILLARD

Par exemple, c’est un peu fort !

Et pourquoi?., sous quel prétexte?

PERRUCHON.

Je veux une femme sur le compte de qui n’y ait rien à dire.

Et qu’avez- vous donc à dire sur le mien, je vous prie?

GAILLARD

Des bêtises!., des caquets qui n'ont pas le sens commun.

Des caquets?

PERRUCHON.

Enfin, j’ons changé d'idée... voilà.

* Per. Vie. Gail.

” Per. Gail.

[sciiSE IX.

Eh I allez donc vous promener ! (mu remonte.)

GAILLARD, à Perruchon, qui s’approche de lui*.

Eh! oui, va-t’en au diable!., car tu m’impatientes à ia fin.

f VICTOIRE, redescendant à gauche.

Je ne tenais pas déjà tant à vous, moi.

GAILLARD

Non, certes !..

Et je n’aurai pas de peine à trouver mieux.

Parbleu !

GAILLARD

Plus d’esprit, d’amabilité.

PERRUCHON.

Et moi, plus d’innocence.

Insolent!.. (Elle lui donne uu soufflet.)

PERRUCHON.

Un soufflet !..

GAILLARD

C’est bien fait !.. ça t’apprendra!., ah 1 tu te dédis!., ah ! tu fais le HlâllâDt avec elle ! (li lui donne uu coup de pied.)

PERRUCHON, passant à droite.

Ah çà! mais, à la fin!..

MULOT, accourant du fond à droite **.

Not’ maître?., not’ maître?..

GAILLARD

Eh bien! quoi?., que veux-tu ?

MULOT

V’ià les témoins qui arrivent. , .

Les témoins!.. Tiens! (il lui donne un coup de pied.)

MULOT

Ah!., cristi !.. (il ta tomber adroite sur une chaise qui se brise. — Les témoins entrent par le fond à droite et s’arrêtent étonnés.)

GAILLARD, furieux*”.

Et il détériore mon mobilier !

ENSEMBLE

Air de Catherine et Austerlitz.

GAILLARD

Un tel débat.

Un tel dégât!

An moment du contrat,

* Vie. Per. Gail.

** Vie. Gail. MuL Per.

*** Vie. Gail. Per. Mul.

Faire un pareil éclat !

Hors d’ici, brigand, scélérat!

Ah ! c’est affreux !

C’est scandaleux!

D' tes propos odieux,

Ah! je suis furieux !

Sors de ces lieux! (&<*.)

Un tel débat!

U u tel éclat!

Au moment du contrat!

Vraiment, est-ce assez plat!

Voyez, voyez quel scélérat!

Ah! c’est affreux!

C’est scandaleux l Vous m’êtes odieux,

Monstre, gare à vos yeux!

Quittez ces lieux! (bis.)

perrdchon.

Après e’ débat.

Après c’t éclat,

Entre nous plus d’ contrat!

Ici, quoi ! l’on me bat!

C’est vraiment un assassinat!

Ah! c’est affreux !

C’est scandaleux! ■ , . •.

Ce soufflet odieux,

Mam’selT, lu ise nos nœuds...

Et j’ quitt’ ces lieux! (bis.)

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