SCÈNE VIII
J’ons, monsieur Gaillard... j’ons... que j'ons réfléchi.
GAILLARD
Réfléchi!., à quoi?
PERRUCHON.
D’abord, ce beau cousin..
GAILLARD
Quel cousin? celui de Victoire?.. Je viens de le flanquer à la porte ! D’ailleurs, elle ne pense pas à lui, nigaud, puisque c’est toi qu’elle épouse.
PERRUCHON.
J’ savons bien... et je passerions encore là-dessus; mais...
GAILLARD
Mais quoi encore, voyons ?
PERRUCHON.
Tout à l’heure, chez le perruquier, oùs que j’étions entré pour me faire barbifier, en sortant du cabaret... y avait des amis, des camarades...
GAILLARD
Parbleu! c’est le rendez- vous de tous les flâneurs du pays. H ferait mieux de venir me raser, c’t animal-là, au lieu de bavarder !..
PERRLCHON.
On causait de mon mariage... de vous... de mam’selle Victoire...
GAILLARD
Eh bien ?
Eh ben, on disait des choses...
GAILLARD. -
Des propos de mauvaises langues, des cancans !..
PERRUCHON, sc montant.
Avec tout ça, j’ trouvons ben étonnant que vous lui donniez une dote à c’tte jeunesse.
GAILLARD
Ah ! bon! ne vas-tu pas te figurer...
PERRUCHON.
Car enfin ce n’est ni vot’ fille, ni vot’ nièce.
GAILLARD, arec bonhomie.
C’est ma bonne.
PERRUCHON.
Justement! ça n’est point l’usage de doter les domestiques... Faut donc qu’y ait queuques raisons là-dessous.
GAILLARD
Soyez donc généreux!
PERRUCHON.
Et, ma foi, je n’ me soucions point d’ètre la dupe de tous ces micmacs, (il remonte.)
GAILLARD, à part, passant à droite*.
En voi$ bien d’une autre !.. on l’aura grisé !