PARN.W
Levons le bras tous trois ensemble.
24 JE VOUS AIMK
MORANNKS.
Oui, il convient que, devant cet insolent bonnet, nous ayons un certain air... (ils lèvent le bras tous trois.)
DARCET
De moulins !
Je jure de ne pas parler à madame de Salbris et de me borner à la compromettre — d'ici à minuit !
MORANNES.
Je jure de ne pas compromettre madame Salbris et de me résoudre à lui écrire — d'ici à minuit !
DARCET
Et moi, je jure de ne pas lui écrire et de me résigner à lui parler...
(Avec un soupir) d'ici à minuit ! (Moranncs va replacer respcctueuscmcnl le bonnet sur le coussin.)
PARNAY.
Attention^ messieurs ! (il sonne. — Rose entre aussitôt par une petite porte de gauche.)
MORANNES, bas à Parnay.
Elle n'était pas loin !
PARNAY, bas.
Diable !
MORANNES.
Bah!
PARNAY.
Rose, vous direz à ma cousine que nous sommes aux regrets de no pouvoir l'attendre plus longtemps. (Morannes etparnay sortent.)
DARCET
Et vous ajouterez que, si madame la marquise est visible dans un quart d'heure, le comte Darcet aura l'honneur de venir lui présenter ses respects, (a part, pendant que Rose affecte de ranger.)
Comment vais-je faire pour lui dire ce que je lui écrivais? Allons, il le faut! Pour me fermer toute retraite, je vais brûler mes vaisseaux — et ma lettre, (il jellc sa lettre dans la cheminée, et sort )