Jean Ango, armateur Dieppois [microforme]
Je l'offre ce travail moins pour sa valeur, qui est mince peul-ètre, que pour me donner cette joie d'écrire sur une même page, lon nom et celui de Ton vieil ami, Auexis MARTIN.
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La navigation dieppoise, essentiellement française, est une de celles-dont l'importance et l'activité peuvent être constalées dès les temps les plus anciens.
Les Dieppois sont nés navigateurs ; laborieux, entreprenants, courageux . jusqu'à la témérité, Apres au gain, mais le considérant avant tout comme la juste rémunération du trâvail accompli, ces Normands-là ont toujours été doués de l'esprit d'aventure qui fait rêver et tenter les grandes découvertes, mais aussi de la persévérance et du courage qui permettent de les mener à bonne réussile.
Elle serait longue la liste des hardis marins dont la mémoire des Dieppois a conservé les noms : travailleurs infatigables, grandes personnalités de leur temps, héros inconnus aujourd’hui pour la plupart d'entre nous, et dont l'histoire se résume dans la simple constatation des conquêtes qu'ils ont faites.
Puissamment organisée dès le onzième siècle, la marine dieppoise fit alliance, en 1066, avec Guillaume le Conquérant, quand il s 'anpses du trône d'Angleterre. -
La descente en Angleterre semble avoir été le rêve constant des Normands, et nous les verrons plus d'une fois encore essayer- -de le réaliser.
En 1337, un capitaine dont on a retenu le nom, Jean Bébuchet, prend le commandement de cinquante navires dieppois et se joint à la flotte génoise que Philippe de Valois avait armée contre Édouard III.
Triste fut le résultat de cette première campagne d’une guerre qui devait durer un siècle; les Dieppois, malgré leur héroïque vaillance, ne ramenèrent au port que cinq de leurs navires.
Moins de trente ans plus tard — on comprend que je ne relate que les
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