‹ Jean Ango, armateur Dieppois [microforme]Chapitre 6 sur 8 · PRIEZ POUR LUI · texte numérisé non relu

PRIEZ POUR LUI

« Agréez, messieurs, l'asssurance de mon profond respect.

« Votre dévoué serviteur, « L'abbé Cocner. »

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…. 06 La Chambre de commerce répondit : d' « Dieppe, le 4 mars 1849. ÿ se à «< MONSIEUR L'ABBÉ, ve À « La Chambre a écouté avec beaucoup d'intérêt la rapide et brillante notice sur pr i Ango, notre grand armateur, présentée dans la lettre que vous nous avez fait l’hon- : À neur de nous adresser le 28 janvier dernier. in « Elle est reconnaissante des soins que vous prenez pour défendre de l'oubli es celui que vous dites, avec justesse et vérité, la gloire du commerce et de la marine Q dieppoise, le fonateur des beaux monumnents d'architecture, l'hôte de François Ier, le rival des rois de Portugal et d'Angleterre. pr « La Chambre, monsieur, sans discussion et à l'unanimité, a souscrit à la proposition que vous lui adressez de faire les frais d’une inscription lapidaire suivant les devis et pour la place que vous avez approuvés. Elle verrait avec plaisir que, sous votre direction active et éclairée, des recherches fussent faites pour s'assurer de la possession actuelle de l'homme célèbre, vers leguel ses souvenirs ont été reportés par votre intéressante communication. « Nous sommes avec une considération très distinguée, L « Monsieur l'abbé, ca « Vos très humbles et très obéissants serviteurs, ce À ; su it « Les membres de la Chambre de commerce :

! à | « SELLIER, FAUCONNET, DEBONNE fils, et Ach. LenounGeois, Benj. Vasse, de MouquET-ConsEiL, LEGER, SAINT- 1 HiLaiRE, Duroun. » pi | 1 ce!

La Chambre de commerce faisait les frais de l'inscription qui fut immédiatement posée et, de plus, émettail le vœu que des recherches fussent faites dans l’église pour retrouver les restes du vicomte de Dieppe. Par suite de circonstances dont on trouvera plus loin l'explication, ces recherches ne purent être faites que dix années plus tard.

Les lettres qui suivent en feront l’histoire complète : | « A monsieur le président et à messieurs les membres . sal de lu Chambre de commerce de Dieppe, «© MESSIEURS, « Lorsqu'en 1849 vous avez, à ma prière, consenti à faire les frais d'une inscription commémorative en l'honneur de Jean Ango, dans l'église Saint-Jacques de cette ville, vous hvez bien voulu exprimer le désir que, sous ma direction, des recherches s : } fussent faites pour s'assurer de la possession actuelle des restes du célèbre arma- : Pre

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« À celle époque, les recherches ne purent avoir lieu. L'affectation de la chapelle d'Ango, à usage de sacristie, ne permettait pas cette opération.

« Aujourd'hui l'état des choses est complètement changé. La chapelle d’Ango ne f sert plus de sacristie; elle est entièrement libre et M. le curé de Saint-Jacques verrait avec plaisir que des recherches fussent faites dans ceite chapelle, qu'il se propose de rendre au culte.

« Appuyé sur ces sympathies et confiant dans la persévérance de vos bonnes intentions, je viens, messieurs, vous prier de mettre cent francs à ma disposition, afin de rechercher, dans sa chapelle sépulcrale, les restes mortels de Jean Ango, l'honneur du commerce français et le prince des armateurs du XVIe siècle,

« Dans l'espoir que vous voudrez bien m'accorder ce modeste crédit, je vous prie de me croire, messieurs, votre très humble et très respectueux serviteur.

« L'abbé CocHer.

« Dicppe, le 10 août 1859. » »

La Chambre de commerce répondit, à la date du # septembre suivant : |

«< MONSIEUR L'ABBÉ, l

. « Dans une de ses dernières séances, la Chambre de commerce a pris communication de la lettre que vous lui avez adressée dans le but d'obtenir un crédit de cent francs, pour rechercher les restes du célèbre armateur Jean Ango, que l’on suppose inhumé dans l'ancienne sacristie de Saint-Jacques.

« La Chambre, croyez-le, monsieur l'abbé, s'intéresse au succès de vos recherches et vous n'avez pas fait en vain appel à ses sentiments de respect pour la mémoire de l’homme qui fut la gloire et l'honneur du commerce dieppois.

« Statuant sur votre demande, elle a résolu de vous venir en aide dans cette pieuse exploration, en mettant pour cet objet, à titre de subvention, une somme de cent francs à votre disposition.

« Je suis heureux de vous donner avis de cette décision et vous prie d'agréer,

Monsieur l'abbé,

l’assurance de ma parfaite considération.

« Pour le président :

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