Ibid., Sixti IVbrevia ad principes, t. XVI B, fol
de faire acte de légat. « Avec la même docilité, Balue se dirigea vers la Bretagne et l'Anjou \ » Au commencement de juillet, il fut reçu avec honneur dans l'Ouest, et Sixte IV adressa à cette occasion des lettres de remercîments à François II, aux ducs de Bourbon, d'Orléans, d'Alençon, à M. de Beaujeu et même au trésorier de Bretagne, Pierre Landois^
Il nous est impossible, faute de documents, de déterminer exactement l'itinéraire du cardinal dans la partie occidentale de la France. Le 4 juillet, il reçoit la démission d'Olivier Apert, abbé de Notre-Dame de Pornic^ ; le 21 du même mois, il est à Nantes et accorde des « indulgences et pardons à ceux qui assisteront aux messes que Jean de Bourbx)n, évêque du Puy, abbé de Cluny, a fondées en divers lieux en l'honneur de la Sainte Vierge^ ».
Ce qu'on sait mieux, c'est que Balue sut capter la faveur du duc de Bretagne. A Pithiviers, il se rencontrait avec le duc d'Orléans, et dès lors, une active correspondance s'établit entre le légat, le cardinal de Foix et Landois. Ce n'était pas, comme on pourrait le croire, d'après les instructions données àl'évêque d'Albano, ce n'était pas en vue d'assurer la tranquillité du royaume et d'empêcher les princes de se révolter. Une telle conduite ne s'accordait point avec le génie d'intrigues de l'ambassadeur, et l'affront qu'il avait reçu à la frontière ne l'encourageait guère à embrasser le parti de la régence. Aussi voit-on celui que Sixte lY a envoyé comme « ange de paix » se rallier aux mécontents. Il s'efforçait surtout de gagner la faveur du duc d'Orléans^; de concert avec l'ambassadeur vénitien, il le poussait à une entreprise guerrière contre Milan, et lui pro-