Cf. lettre de Robert Gaguin (Pélicier, op. cit., p
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la cour, et le duc de Bourbon n'avait pas tardé à suivre son exemple \ Anne de Beaujeu reconnut ce service par mille bienfaits et, le 2 octobre, Balue, alors à Montargis, assistait à la séance du Conseil. Ce jour-là même, on décrétait que ses biens confisqués seraient rendus au cardinal^; on promettait de s'occuper de son procès contre Auger de Brie; on l'autorisait à faire en Flandre « un voiage pour la pacciffî cation du (( duc Maximilien et des Flamens », et on le mettait à la tête de l'ambassade chargée d'aller porter au Pape l'obédience filiale ^ Le lendemain, il assistait encore au Conseil; il rencontrait là cet Adam Fumée, qui l'avait fait nommer cardinal, et avait ordonné, quelques années après, au chapitre d'Angers, de restituer à Beauvau son évêché. Enfin, la Cour lui accordait une plus haute récompense : on délivrait à Balue « lettres pour estre le protecteur en court de Romme, des a droiz, fais et afî*aires du roy, et y avoir l'eul* ».
Au commencement de novembre, on décidait, pour indemniser Balue des biens « que lefeii roy Loys fist prandre », de donner à l'évêque d'Albano vingt mille livres tournois en cinq années '^ On invitait Auger de Brie à se désister de ses prétentions sur l'évêché d'Angers "^ et l'on décidait que, pendant la durée du procès, le cardinal ne serait « aucunement (( inquiété en la possession et joissance du dit evesché^ ». Aussi le légat ne songeait-il guère à retourner à Rome, quand il reçut du Pape mandement de revenir au plus vite et sans aller en Flandre ^ Balue obéit lentement ; la lettre