‹ Jean Balue, cardinal d'Angers (1421?-1491)Chapitre 124 sur 187 · Jean Ami, secrétaire du roi · texte numérisé non relu

Jean Ami, secrétaire du roi

3. Robert Gaguin, né en 1425, devint en 1473 général des Mathurins, et mourut le 22 mai 1501. Il fut chargé de diverses ambassades, à Londres, à Rome, auprès de Maximilien. — Sa chronique: De Francorum gestis compendium, et ses lettres sont fort intéressantes pour l'histoire de cette époque. M. P. de Vaissière prépare actuellement une étude sur ce chroniqueur, ainsi qu'une édition des derniers livres du Compendium.

4. Jean Ami avait reçu de plus des instructions particulières d'Anne de Beaujeu au sujet de Louis d'Orléans; il devait agir auprès du cardinal d'Angers et du Pape pour que le duc ne fut pas autorisé à divorcer avec Jeanne de France. Ami s'acquitta de sa mission et obtint une réponse favorable ; Balue promit de ne rien faire pour l'annulation du mariage, et de s'employer au contraire à la défense de Jeanne. On sait ce qui devait arriver par la suite (R. de Maulde, Procédures du règne de Louis XII, p. 1050-1051).

5. On sait que François Sforza avait reçu de Louis XI l'investiture de Gènes.

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dations traînèrent en longeur; Balue, qui travaillait à faire revenir cette province aux mains de son gouvernement*, dut, sur les ordres qui lui parvinrent, modérer son ardeur. Rien ne fut décidé ; sans doute, le roi de France voulait régler d'un seul coup toutes les affaires de. la péninsule ; occupé ailleurs, il remit à plus tard la solution de cette question ^ En attendant le moment favorable, il se prépara les voies par l'entremise de nombreux ambassadeurs envoyés à Rome, à Naples, à Milan ; le cardinal d'Angers les conseillait ^

Placé dans le centre alors le mieux renseigné, en rapports continuels avec les délégués de tous les princes chrétiens et, par là même, admirablement au courant de tout ce qui se passait, Tévéque d'Albano était, sans contredit, le plus précieux auxiliaire que la France eût alors à l'étranger. Toutes les nouvelles qu'il apprenait, il les faisait connaître sans retard à la cour. Son intermédiaire ordinaire semble avoir été, vers cette époque, le fameux bailli de Meaux, Etienne de Vesc. Deux de ses lettres, qui se succédèrent à quatre jours de distance seulement (17 et 21 octobre 1489), nous sont seules parvenues^.

Ces missives, longues chacune de quatre pages, sont écrites au courant de la plume, ainsi que nous en prévient leur auteur : « s'il y a des redites en mes lectres, actribuez les a (( ce qu'elles ont esté escriptes a diverses foiz. »

Elles ne traitent de rien moins que de la politique générale du temps. La précision et la clarté qui y régnent montrent combien Balue se plaisait au milieu de ces mille intrigues : il se joue, pour ainsi dire, à travers toutes les complications, et ne manque jamais de donner son avis. Ces lignes prou-

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