‹ Jean Balue, cardinal d'Angers (1421?-1491)Chapitre 125 sur 187 · Delaborde, op. cit.,^. 206, note · texte numérisé non relu

Delaborde, op. cit.,^. 206, note

2. Le 17 oct. 1489, Balue écrivait à Etienne de Vesc: « Au regart de « la pratique de paix qui se meut touchant les Genevoys, je m'efforcerai « de faire selon que vous m'escrivez et, quoy que soit, je feray trayner « la matière »

3. C'est ainsi qu'au mois de janvier 1488, il reçut le cardinal de Foix, et, pendant le séjour de l'ambassadeur à Rome, Balue eut avec lui de continuels rapports (Burchard, Diarium, éd. Thuasne, t. I, p. 283-286).

4. Ces deux lettres font partie du musée des Archives nationales (K 73, nos 1 et 2), aussi sont-elles analysées dans YInventaire du Musée des Archives nationales, p. 298-299. — Sur Etienne de Vesc, cf. Boislisie, Annuaire Bull. Soc. Hist.de Paris, 1879, p. 320 et suiv.

vent, tout au moins, a-t-on dit justement, que le cardinal d'Angers avait de l'esprit.

En voici d'ailleurs un résumé.

Dans la première, qui est du 17 octobre, Balue, après un accusé de réception des lettres du roi, de Monsieur et de Madame, parle tout d'abord du projet de croisade contre les Turcs ; il passe ensuite aux affaires de Bretagne et annonce que, sur la demande de la duchesse Anne, le Pape envoie à son conseil des lettres où il l'exhorte à faire la paix avec Charles VIII, et le cardinal en adresse le double au bailli de Meaux. Vient après l'Autriche: le roi des Romains a demandé à Innocent A^III d'ordonner aux Flamands de lui obéir, mais Balue a fait remarquer au Saint-Père qu'il « fallait aupara- « vaut obtenir l'autorisation du roi de France, qui est le « suzerain des Flamands » ; enfin, après avoir parlé des affaires de Naples \ il termine en protestant de son désir de servir le roi, la régente et le sire de Beaujeu. Il s'exprime en habile courtisan et n'oublie pas de rappeler sa fidélité et ses services : « Je me sujs du tout donné à leur service, et (( par ma foy je sujveré ce chemin toute ma vie, et, pour (( recompense, demande leur bonne grâce, en laquelle me {( veuilles entretenir, vous advisant que a prince ne a autre « personne je ne veuil neentens avoir intelligence quelconque, (( sinon pour le service du Roy... J'ay fait et pris mon fonde- « ment sur le Roy, Monsieur et Madame, puis qu'il leur a pieu (( me prandre en leur bonne grâce, et ne veuil autre maistre (( ne seigneur après le Pape^.. )>

La seconde lettre (21 octobre), dont le ton est peut-être encore plus obséquieux que celui de la première, parle de nouvelles négociations entamées entre le roi des Romains et le roi de Hongrie; du grand projet de croisade, de Djem et des affaires de Naples.

Nous devons insister quelque peu sur ce dernier point.

On se rappelle qu'Innocent VIII, cédant à la pression de Laurent de Médicis et du parti delà paix, n'avait, pendant deux, ans, pris aucune mesure de rigueur contre Ferdinand.

1. Nous reviendrons sur cette question, au cours de ce chapitre.

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