III. — 14G9, 22 AVRIL
Le mot (( Vautre » c'est mons. Charles. Le mot « celJiii quon (( eiwoiera », etc., c'est Navarrot. Le mot « en pourroit i^enir (( inconvénient )) est a dire que mondit s. Charles pourroit trouver le Roy et s'accorder avecques lui, et par ce moien le Roy lui et les Bretons pourront tout ensemble nuyrc ou faire guerre a mondit s. de Bourgogne. Le mot « cest homme » c'est mons. Charles. Le mot « s'il vouUoit demourer vers vous » c'est Navarrot. Le mot « les deux hounnes de la Rivière » sont mons. de Foix et Armignac. Le mot « vostre frère et « cousin » c'est mons. de Bourbon. Le mot « cellui qui est « près de vous » c'est mons. le connestable. Le mot « en ce <( temps la ny sera par seur )) est a dire que après deux mois les gens d'armes du Roy seront prestz et sur mer, et aussi les navires et pareillement seront sur les champs pour garder empesclier que mondit s. Charles ne puisse passer. Le mot (( vostre cousin )> est mons. le connestable; et est a dire que, sil vouloit, il feroit le passage par terre assavoir par Normandie, car il a Caen et les autres places et ses gens au pays. Le mot « serez tousjours advertij » c'est a dire comme ledit Simon iroit de mondit s. le cardinal d'Angiers, nom que ledit s. de Verdun en lui recordant sa ditte leçon lui dist par exprès. Le mot de « vous fortiffier » c'est a dire que mons. de Bourgoigne fortiffie Amyens, Abbeville, Sainct Quentin et autres ses places, et y mette bonne garnison, car le Roy et ses gens mectront peine et s'efforceront de les ravoir. Le mot (( de toutes parts » est a dire que mons. de Bourgogne face tant que les grands seigneurs soient pour lui et qu'il quiere aliance partout ou il pourra. Le mot « on ne dort point (( par deçà » c'est-a-dire que le Roy se fortiffie tousjours et prépare ses gens d'armes. Le mot (c Comme du conte de Var- « vouyk » etc., c'est-à-dire le conte de Varvouyk est à Calais, et, par ce, est bon que mons. de Bourgogne s'en enquiere plus avant et y remédie. Le mot « est pour le hastard de « Bourgongne » est a dire que le bastard de Nant avoit este devers le Roy pour le bastard de Bourgogne.
Dit après ceste déclaration, et que après que ledit Simon l'a eu bien entendue et conceue, ledit s. de Verdun lui bailla ledit escript, et lui commanda qu'il le coppiast de sa main et que, le lendemain matin, il lui rapportast l'original, — ce que fist