Dupuy, op. cit., p. 42 et suivantes
3. Interrogatoire de Macè de Brée, pièce justif., n^ VI. On pourrait peut-être croire à une calomnie inventée par le rusé favori pour excuser son échec, mais la conduite antérieure de l'amiral (nous en avons parlé plus haut) rend l'accusation plus que vraisemblable ; elle doit être vraie.
4. Ferri de Cluni ou de Clugni, originaire d'Autun, ambassadeur de Philippe le Bon auprès de Calixte III et d^ Pie II, négociateur de Charles le Téméraire auprès du roi de France, évêque de Tournay en 1473, cardinal-prêtre de Saint-Vital (1480), mourut à Rome le 7 octobre 1483 (E. Borchgrave, dans Biog. Nation, de Belgique, t. VII (1883), col. 41-44).
5. Une commission de trente-six membres, sous la présidence de Dunois, s'était réunie après la guerre du Bien Public ; elle devait
rendit un arrêt contre lui. Le duc dépêcha aussitôt ses ambassadeurs en Bretagne ; François II leur donna raison. Louis XI résolut, de son côté, de faire défendre ses droits par le duc de Bretagne, et, vers latin de cette année 1466, Balue,et Guillaume de Paris partirent pour Nantes avec le titre d'ambassadeurs du roi de France. Ils représentèrent à François que le roi désirait continuer à entretenir avec lui de bonnes relations, mais qu'il avait conçu des soupçons sur les rapports delà Bretagne et de l'Angleterre; ils désiraient savoir enfin s'il approuvait la conduite du Téméraire. Les réponses du duc furent de nature à donner satisfaction à Louis XI ; le Breton ne désirait rien tant que <( de tousjours garder et entrece tenir les alliances et promesses d'entre lui et le roy » ; d'ailleurs ses rapports avec l'Angleterre n'ont rien de suspect et Louis ne doit pas s'en émouvoir; quant aux menées du Charolais, il les désavoue et lui enverra une ambassade pour l'engager à rentrer dans son devoir \
Toutes ces belles promesses, rapportées par nos représentants, redites par Dunois, confirmées par des délégués bretons, ne devaient guère se réaliser; à ce moment même, « des ence voyés du duc et do la duchesse de Savoie étaient en Bretagne (( et y traitaient d'une ligue ofî'ensive et défensive contre (( le roi" ».
Louis XI ne négligea aucune précaution ; il entretint de bonnes relations avec les puissances étrangères, se fortifia à l'intérieur et mit des troupes sur les frontières bourguignonnes et bretonnes.
A son retour, Balue était allé rejoindre le roi à Bourges^ (fév. 1467). Au mois de mai, sur les ordres de son maître, il se rendit à Paris avec Jean d'Estouteville'% et ils mandèrent « tant aux gens de l'église comme à messieurs les conseillers « du roy en sa court de Parlement et des comptes, et a tous
s'occuper un peu du « bien public » et beaucoup des différends de Louis XI et du Téméraire.
1. Lettre de François lia Dunois, Nantes, 1467 [n. s.] 8 janvier; publiée par Lenglet,'éd. de Commines, t. II, p. 604.