Amauri d'Acigné (Gallia, t. XIV, p
« serment au duc derrière une haye ». Comme il s'en étonnait, Antoinette de Maignelais lui répondit simplement que « la chose était vraie* ». Ne peut-on croire, après un tel fait, que l'insuccès de la mission soit dû en partie au manque de fidélité du sire de Montauban?
Il ne restait plus aux ambassadeurs qu'à se retirer, mais auparavant ils s'acquittèrent de quelques autres instructions. Louis XI craignait que la présence de son frère en Bretagne ne causât une nouvelle ligue féodale; aussi Balae rappela-t-il à François II ses engagements antérieurs et, conformément au traité de Caen, puisque Monsieur refusait tout accommodement, le duc devait le chasser de ses états ^. Ceci n'était pas l'affaire de François.
On juge de l'embarras de notre évêque. quand il vint à Meung-sur-Loire rendre compte au roi de ce complet insuccès; il « s'embroilla » d'abord et finit par tout racontera Louis XI ne lui en tint pas rancune, mais il eût sans doute puni sévèrement Montauban si celui-ci ne fût pas mort le P*" mai de la même année (1466).
La question de l'apanage devait rester bien longtemps pendante, malgré les efforts de Louis et de ses divers envoyés. Ce que le roi cherchait par-dessus tout, c'était de maintenir la division entre les princes et empêcher par là un nouveau Bien Public. Toutefois, l'exécution du traité de Conflans créait, à tout instant, des difficultés avec la Bourgogne ; Charles le Téméraire empiétait sur les droits royaux et envoyait Ferri de Cluni* et Carondelet auprès de la commission des Trente- Six^ pour justifier ses usurpations; mais le président, Dunois,