J. Poster Kirk, t. II, liv. II, ch
4. Marguerite d'York était la troisième fille de Richard d'York. 11 y avait donc quelque chose d'odieux dans ce mariage d'une York avec le fils d'Isabelle, tille, elle-même, de Philippe de Lancastre. C'est ce qu'ont fait ressortir Michelet et J. Poster Kirk.
nOLE DE HALUE DANS LES AFE.UUES POLITIQUES (146o-1469). 49
faire figurer François II et Charles de France \ Le roi n'avait donc pas un instant à perdre ; il fallait, avant l'expiration de la trêve avec la Bourgogne, obtenir rapidement d'importants avantages sur le duc de Bretagne. En quelques jours, grâce aux préparatifs antérieurs et à un nouvel appeP, Louis eut sur pied une armée considérable et Paris fut mis en bon état de défense ; le 16 juillet, jour de l'expiration de la première trêve (celle dans laquelle étaient seuls compris les alliés du Téméraire), les opérations commencèrent. Louis XI avait lui-même dressé le plan de la campagne, et François dut résister seul aux attaques des deux armées royales. L'une, sous les ordres de l'amiral de Bourbon, s'empara successivement de toutes les places de la basse Normandie. Le marquis du Pont, qui commandait la seconde, porta la guerre au cœur même du pays et franchit la frontière de Bretagne. Cependant le roi, non content d'avoir lié Charles de Bourgogne par une trêve de quelques jours, empêchait les deux ducs de se concerter ^ et rendait inutile l'appel de François à Edouard IV \ lui-même dans de grands embarras. Aussi, après la trêve de Château briant "' et la prise d'Ancenis, le duc de Bretagne, effrayé et subissant, peut-être, l'influence d'un entourage acheté par Louis XI, signa la paix d'Ancenis (10 septembre). Par ce traité, il renonçait à toutes ses alliances, nommément à celles d'Edouard IV et de Charles de Bourgogne ^ ; enfin, on stipula que Charles de France soumettrait ses prétentions au duc de Calabre et au comte de Saint-Pol.
La campagne de Bretagne avait apporté au roi tous les avantages qu'il espérait en tirer. 11 n'avait qu'à se louer de la fortune ; jusqu'ici tous ses projets avaient réussi. Ses ennemis divisés n'avaient pu agir de concert ; un seul restait