Chron. Scand., t. I, p
5. « Et il n'y avait que doulces paroles d'ung coste et d'aultre » (Commines, t. I, p. 149).
prétentions des députés bourguignons. Toutefois, quand ils virent ceux-ci rappeler les plaintes formulées quelques mois plus tôt par Carondelet et Cluni, ils pensèrent qu'y faire droit serait outrepasser leurs pouvoirs et répondirent que la commission des Trente-Six en avait décidé. Il n'y avait pas d'entente possible et, si la journée tenue à Ham avait le même résultat que celle de Cambrai, ce qui en sortirait, c'était inévitablement la guerre \ Aussi Louis XI reprit-il ou continua-t-il à poursuivre avec plus d'ardeur l'idée première d'une entrevue. Deux députés furent chargés de soulever Liège, pour forcer le duc à prendre une prompte résolution. En même temps un ambassadeur (la chronique ne nous a pas conservé son nom) arrivait au camp de Péronne. Il était porteur de 60,000 écus d'or que le roi envoyait à son « beau « cousin de Bourgogne )> pour l'indemniser des frais que ses préparatifs de guerre avaient occasionnés. Il promettait, au nom de son maître, que cette somme serait doublée, si l'on aboutissait à une entente pacifique"; enfin il demandait que le duc envoyât à Louis quelqu'un de sa cour^ Le Téméraire reçut l'argent et chargea son sommelier, Jean de Bouscuyse, d'aller trouver le roi; nous possédons encore la lettre que Charles écrivit à cette occasion*. Cet homme fut-il acheté par Louis, on l'ignore ; il est, du moins, certain que depuis son retour au camp de Péronne, il s'employa de tout son pouvoir à décider le duc à une entrevue. Ce dernier y était fort peu