Chron. Scand., t. I, p
« festoyer )> en son hôtel. Quelles conférences secrètes eurent-ils ensemble, nous l'ignorons, mais les Bourguignons offrirent à Balue, au nom de leur maître, cent vingt marcs d'argent \ L'évêque les refusa. Pourquoi ? nous en sompies réduits aux conjectures ; peut-être alors le roi semblait-il disposé plus favorablement à son égard : nous voyons en effet que le cardinal recevait, le 22 mars, une gratification de six mille écus d'or, en dédommagement des dépenses par lui faites, l'année précédente, dans ses diverses ambassades^; peut-être pour prendre résolument son parti, Balue attendait-il les événements. Voici en effet ce qui se passait : Louis XI n'avait pas encore obtenu de réponse de son frère ; chaque jour, il recevait les Bourguignons, il se montrait plein d'entrain ^ parlait souvent de son beau cousin et se louait à chaque instant de la réception qui lui avait été faite. Quand il crut les avoir gagnés, il leur annonça (nouvelle entièrement fausse) que son frère lui demandait l'Aquitaine en apanage, mais, ajouta-t-il, « je veux qu'il ait la Cham- « pagne ainsi que je l'ai promis à votre maitre *». Il prit ensuite à part le sire de Charny, président de l'ambassade et le sire de Montaigu, les chargeant « qu'ilz fissent tout leur povoir que mondit seigneur prensist Guyenne^ ». Et mainte-