Commines, Mémoires, livre VI, chapitre xi
Un autre document aide encore à augmenter les incertitudes et les doutes de l'historien. M. C. Port a remarqué^ que le 2 juillet 1472, Balue nommait à une prébende de sa cathédrale un des secrétaires du roi, et il en a conclu que le prisonnier pouvait sans doute travailler, et disposait encore des bénéfices de son évêché ^. Cet acte nous apprend quelque chose de plus intéressant encore : il fut dressé à Chinon^; notre cardinal n'était donc plus alors enfermé à Onzain.
Il est curieux d'interroger à leur tour les historiens du xvi^ siècle. Consultons Paul-Emile et Brantôme. Le premier s'exprime ainsi: « in custodiam traditur ipse ibi per annos
(( undecim asservatus* )>, et Brantôme: « il lui fit espouser (( une prison fort estroicte et rigoureuse pour onze ans S) . Nulle part, le mot « cage de fer » n'apparaît; Belleforest ne dit rien^ Bourdigné non plus '; mais Cortesius^ et Garimberti^ deux Italiens, en parlent déjà.
A partir du XYii^ siècle, cette opinion est partout adoptée.
Remarquons combien les avis sont partagés sur le lieu où elle se trouvait. On la place à Monthazon^** , à Onzain ^\ à Loches *^ à Turenne^* ou au Plessis-lez-Tours **, à Amboise*^ à