SCÈNE IV
Que le diable emporte ta tante! Vincent nVitait plus chez lui.
ANDRÉE
Papa! (Elle lui saute au cou et l'embrasse.) RCgarde-mOÎ. BROEL.
Gomment! que je te regarde?
ANDRÉE
Regarde-moi, là, bien en face.
BRUEL
Et puis?
ANDRÉE
Quelle figure me trouves-tu?
BRUEL
Je te trouve ta figure.
ANDRÉE
Je ne te semble pas désespérée?
32 JEAN BAUDIIY.
BRUEL
Tu me semblés trop gaie : tu te moques de moi.
ANDRÉE
Donc, tu reconnais que je ne suis pas malheureuse?
BRUEL
Pourquoi le serais-tu?
Réponds. Tu reconnais que je ne le suis pas?
BRUEL
Où veux-tu en venir? Je le reconnais.
ANDRÉE
Eh bien! qui est-ce qui avait raison, ce matin?
BRUEL
Ce matin?
ANDRÉE
Tu ne me croyais pas quand je te disais que je serais contente de n'être plus riche.
BRUEL, avec un cri.
Le Neptune est perdu !
JEAN BAUDRY, s'avançant.
Bruel!
BRUEL
Baudry ! — Ah ! ma pauvre enfant ! (n tombe sur un
faute.iil .)
ANDRÉE, s'agenouillant à ses pieds.
Bon ! ne vas-tu pas me plaindre d'avoir ce que je désirais?