ACTE TROISIÈME
Il n'y a rien, c'est évident. — Gomment étaient-ils l'un pour l'autre à Paris?
BRU EL
Je n'y ai passé qu'an jour.
Madame Gervais pourra nous le dire.
BRUEL
Si elle vient.
Je serais désolé qu'ils fussent mai l'un pour l'autre.
Désolé! Vous feriez croire que vous avez peur de lui,
On a toujours peur de ceux qu'on aime.
BRUEL
Vous l'aimez à ce point! Ali ça! mon cher Baudry, vous ne voulez donc pas me dire ce que c'est que cet Olivier?
Je vous l'ai dit.
BRUEL
Un enfant sans parents, que vous avez recueilli et auquel vous vous êtes attaché. L'autre jour, vous êtes resté à Paris pour lui, malgré votre amitié pour moi et votre affection pour Andrée. Vous pouvez dire que
vous lui êtes attaché solidement.
Quand JG l'ai connu, je n'avais que lui à aimer : je me suis mis à l'aimer beaucoup. C'est presque un (ils pour moi.
BRUEL
Presque ?
JEAN BAUDIIY.
Certainement.
Allons donc !
Qu'entendez -VOUS par là?
BRUEL
Voulez-vous bien me laisser tranquille ! — Voyons, mon cher Baudry, Andrée n'est pas là, me permettezvous de vous parler franchement ?
Je vous en prie.
Quel est l'ûge d'Olivier?
Vingt-deux ans.
BRUEL
Et le vôtre?
Quarante-six.