‹ Jean BaudryChapitre 44 sur 72 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BRI] EL

Vous n'avez pas de frère ni de sœur, et vous n'en avez jamais eu?

OÙ diable voulez-vous en venir?

Donc, récapitulons. Un garçon qui a vingt-deux ans quand on en a quarante-six, qu'on prend chez soi aux vacances, à qui l'on demande la permission de se marier, et qui n'est pas un neveu, c'est plus que presque un fils.

Si j'étais le père d'Olivier, mademoiselle Andrée le saurait.

BRUEL

Qui le lui aurait dit?

Moi.

BRUEL

C'est donc sérieux ?

Je vous le jure sur ma tendresse pour mademoiselle Andrée! — N'y a-t-il donc que la parenté du sang?

BRUEL

Non, il y en a une autre; car je me sens plus parent avec vous seul qu'avec toute ma famille. Il y a la reconnaissance.

80 JEAN BAUDilï.

Bruell

BilLEL.

Mais vous ne pouvez pas devoir de reconnaissance à Olivier.

Je lui dois une reconnaissance éternelle.

BRU EL

Il vous a donc rendu un service capital ?

Il ne m'a rendu aucun service.

BRUEL

Alors de quoi lui êtes-vo,us reconnaissant?

Cela, c'est un secret qui ne vous intéresserait pa^, et que je dois garder.

BRUEL

Je ne le devinerai pas ! — Un garçon à qui Ton est reconnaissant de n'avoir pas rendu de service!

C'est selon ce qu'on entend par un service.

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