Jean Cabot [microforme]
Le sujet de cette dissertation n'a pas le mévie de fai nouveauté Que lon ouvre une histoire du Canada, le nom de Cabot s'y rencontre dis les premiires pages. Mais que de variantes d'un auteur à l’autre :—Les uns parlent de Jean. les autres ne voient que Sébastien. Puis viennent les contradictions sur les dates et sur les courses aux plages inconnues, sur le eu du débarquement. À qui l'honneur de Ia découverte doit-il être donné ?.. Tout cela est discuté, nié, affirmé... si bien, que le lecteur ahuri reste sous une impression presque nécessairement fausse.
Aujourd'hui, je voudrais rendre à César ce qui appartient à César, et à Jean Cabot le juste tribut d'hommage qu'il mérite.
À part la question individuelle, les voyage: «le Jean Cabot se rattachent à &ne page tre intéressante de notre histoire, la dispute relative à la possession des terres baiswnées par les aux du golfe Saint-Laurent, dont les Franais et les Anglais revendiquent la priorit f.
C’est un fait avéré que. dans les revendications, on a toujours donné comme premier argument la priorité de découverte et de prise de possession, Est-ce à tort ou à raison ? fl me suflit de constater le fait avec John
ü JEAN CABOT
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Hopkins (1). “ At the time of the settlement ef America, it was a recognized principle of the law of'the nations that the discovery of an uncivilized country by the subjects of any european power gave to that power a title to the country, the only difliculty being the question as to what constituted discovery, or what nation was the discoverer. This principle was the foundation of the right of the crown of England.”
Sir George Peckham, chevalier, Edward Taies, dont les mémoires se trouvent dans la collection Hakluyt, (2) en appellent aux découvertes de Cabot pour soutenir les prétentions de la reine Elizabeth sur l'Amérique du Nord, tandis que les Français ne peuvent prouver aueune prise de possession antérieure à l’année 1504. (3)
Partant de là, R. Ifakluyt (4) peut affirmer que la reine d'Angleterre à droit sur tout le territoire américain ‘ from Florida to the circle arctic..…, if to havea right on a country, it sufticeth to have first seen and discovered the same.”
1— University Studies, Baltimore 1885, IIT, 124.
2—R. Hakluyt, Foyages, Navigations. Londres, 1810, IIT, 208.
3— Collections de documents, Québec, 1883.
1,9, 10.—JHist. gén. des voyages, Didot, Paris, 1754, XII, 99.
4— Voyages... IIT, 184.