‹ Jean Calas et sa familleChapitre 58 sur 100 · AU MEUS · texte numérisé non relu

AU MEUS

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Je fus ioformé par le préoédtent countier d*im maurtre commis en la personne du S' Calas fils; maisconoMoa ne me marquoit aucun détail et quecetDeaffaimesItd^aaesi graodo importance, j'ai cru <levoir attandre qne je fus mieux instruit pour vous rendre cofflfite des faits.

Le S' Galas, Aég. a Toulouse, esit un des. plue aèlés protestants du royaume. Il avoit trois fils. L*un s^est^soBYerti, il y aquelquesannées, eten ooaséqaeBoeidevosordres le père lui fait une petite pension qui est très mal payée.

L'ainé a été trouvé mort et étranglé dans le magasin ou arrière boutique de la maison de son père le 13 de ce mois. Les soupçons sur les autheurs de cet assassinat ont varié pendant quelques jours : les uns prétendirent que ce jeune homme s'étoit tué lui-même, et c'est le sistômc de defiense de son Père et de ses coaccusés; les autres que c'étoient son père et son frère qui Tavoient étranglé.

Les Gapitouls s'étant transportés sur les lieux, ont fait arrêter le père, la mère, le fils, la servante et un jeune homme fils du S'. Lavaysse, célèbre avocat qui avait soupe ce soir-là chez le S'. Galas. Ils ont fait sur le champ la procédure, et le cadavre ayant été emporté à Thôtel de ville, son état a été constaté par un rapport de chirurgien.

(i) Jean Emmanue de Guignard, vicomte de SaiDt-Priest, conseil l(u-,puis mallre des requêtes, eienfin conseiller d'Etat, resta jusqu'à sa mort intendant de Languedoc; il Tut le père du ministre de Louis XV f mort en i82i, lequel fut le grand-père du comte Alexis de Saint- Pricst, auteur ûeV Histoire de la suppression de Vwdre des Jésuites, membre de l'Académie Traoçaise, de l'Assemblée nationajp, etc.

.... Oaprétead .qu'il résulte ^ iaterrogatoir^ ilô^.accusés, des faU9. et des cootcadictiaiis qui forUÀeQMes soupçons du Public» et <>n pense que c'est (M^ P^ ^t son autre âls qui oat étranglé ce jeune boHWia i;ia ;P:rocédure fournit jus qu'à présent, à ce:qu'oa m'assure» làes indices très-violens contre eux; vous .pourrez «n ivtgeiF, Monsieur, par les cbefs du monitoire dont la publication a été ordonnée^ j'en joins icj uuje co^ie. Oa |)irétând, mais on n'assure pas le fait, que depuis cet événement, il est arrivé bcmuîoup de huguenots à Toulouse. Les Gapitouls ont pris les précautions convenables. J'aurai attention de vous instruire des suites de cette procédure. J'ai l'honneur, etc. De Saim-Priest.

AMBLARD, SUjQIMBXilGUÉ A TOULOUSE, A M% DE SAIiNT-PRIEST.

Toulouse, le 24 octobre 1761.

Monseigneur,

Les Oapitouls ont ordonné un monitoire sur l'affaire du y. Calas. Les témoins vont révéler, pour ainsi 4ire, en foale ; Et quoique la procédure soit extrêmement secrète, 00 croit qu'il y a des preuves suffisantes pour établir que 06 jonne homme a été victime et martir de la reli* gîQn oaithc^ue. Les délais pour la publication du monitoire retaadeat le jugement de cette procédure. Leshu- ^imotB qui étaient venus à Toulouse, ainsi que j'ai eu l'Jiomieiir de vous le marquer, en très grand nombre, rqyaiitirent 4e lendemain, parce qu'ils furent instruits que lesQâipitottlscommençoient à se donner des mouvements pg«r les. rechercher et s'informer du motif qui les atticoititToaiouse; II0 a^étoiônt vraisemtM^lement donhé

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iwdeiMroiui à pea près à la mèmQ heure» car ils arrivèrent presque tous à la fois et en plusieurs bandes, et ce lût précisément ce qui les découvrit, parce que lesportieni voyant entrer des cavaliers en petites troupes de dix ou douie qui se succédaient d*assez près, crurent devoir en donner avis à M*", les Gapitouls.

J*ay llionneur d*ôtre avec un très-profond respect, Monîedgneur, votre très-humble et très-obéissant servit«nr.

ÂKBLARD

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