AU PRÉSIDENT DE SENAUX
SI octobre.
Je VOUS sois très obligé M de la peine q. vs avez prise de m^inf. du meurtre arriv. en la personne du S' G. fils.
(l) Il ATftit dicté d'abord : d*une affaire aussi grave et Vaitentioulmptus parttculière; ces mots ont été remplacés comme on vient de le voir*
Nous avons reproduit ces dépèches d'après les minutes actuelle* ■em «listaDles aux archives impériales, sans même changer les ibrAvUUons.
DipfiCHES
" "ff. comme vous me l'observez est d'une gr"
e et mérite une attention particul. li est
'H îr q. la vérité soit éclaircie et qu'il surrieDué
preuves suffisantes. Les précautions que vois
■' prises pr mettre en sûreté les prisonniers sont très
et très nécessaires. Je ne doute pas que vous ne
ez bien veiller à la suite de cette affaire dont
uction Do sauroit être trop rigoureuse ni trop
)te (1).
VID DE BEAUDHIGUE
Monseigneur, L'affaire dont j'avois eu l'houneur de vous envoyer le verbal contre les nommés Calas a été jugée liiorà l'hôtel de ville et y a passé immissiorem {'!) a ce que les accusés seront appliqués à la question ordinaire et extraordinaire ; l'accuzation d'un crime de cette espèce ejiigeoit un jugement plus rigoareux ; tant par ce qu'il résulte des preuves de cotte Procédeure que par l'intérU public quy demandoit un e^emplej mon avis n'a pas èlé suivy ; mais il me reste l'espérance, que le parlement quy va les juger de suite, corrigera cette sentence, et par la le public se trouvera satisfait et le crime ne reatera. pas impuny ; jay crû, Monseigneur, que vous ne désa^ I prouveriés que j'aye l'honueur de vous faformer de cette
(l) Rigoureuit esl un* (ï) Pour l'n mitioreiii.
affaire. J*en feray de même lorsque Tarrêt sera rendu ; quoyque mes confrères n'ayent pas secondé mon zelle dans cette affaire, néanmoins j'oze vous assurer, Monseigneur, que cela ne diminuera en rien mon activité à contenir le bon ordre ; et a mériter s'il est possible par tous mes soins votre puissante Protection.
J'ai l'honneur d'être avec un très profond respect
Monseigneur
Votre très humble et très
obéissant servi leur
David de Beaudrigue
Capiloul