I NOTE
' " d'hier en sa demeure, sise rue Poissonnière n* 9, de
l'un caUrd et de son grand ïge, dans les sentiment de
' i^iiL'ioii iin>li?Bl'iUiia, Udile inliuuiïtion rsilc en présence de
I rre Fi'auyois Sinionncau, CD0imiss3ii'(i en cette partie
iiuiiuiswire de police de la station du Poncâan, et celle de
ialoi ne Vincent Formeniin, juge de paix de la section de
we-Nouvelle denfurant k Paris rue Beau regard n' Si, de
•?" Etienne Fabre citojen dem à Paris me dis deux Boules,
le GahriclJulien Dangirard citoyen, dera i Paris rue Beau-
rd, de Louis Daniel Tassiii banquier, dim' ï Paris rue
e de"! PelUs Champs n* l>, de Henry Dumao, citoyen,
b Paiis rup Poiswnnieren lb9, el Jean lézard De La
jche, ministre du S^int Evangile dem â Paris rue des
uneurs n* 7, qui onl signé avec nous
L' D TiSSlN FORMENTIN DCKAS
G Dansiurd J. L. Db l* Plancbe
F ABBE SlHONNEAD.
[Eiti: dii Reg. du Cinielifre du Prntetlnnf! élraugers (1) ilaUi à Paria par arrél du Conseil d Etat du W Juitlat ITW).
Dépit de l'Etat civil ù l'Hôtclde Fillii de Pari,,a>lé tt' Sdm-fol.)
Le Docteur Sol.
Paul Sol était né h Sayerdun (Ariège). Il lit ià Montpellier de Tortes études, el y laissa la réputation d'un grand zèle pur le irayail et d'un esprit trës-remarquable par sa précision et sa solidité, il avait eu d'abord l'inlention de prendre du ser-
;i) Cl' rimfliVrt' était fh nu: 'lf^ l'HApiliil-Siiinl-Loaii,
NOTES. /i8i
vîce comme médecia militaire en Allemagne, oii le frère de sa mère, M. de Seigné, protestant réfugié, était ofBcier supérieur. Mais il renonça à ce projet, et lorsque ses études furent terminées, il commença par exercer la médecine à Saverdun. Il épousa bientôt après une demoiselle Vaïsse, de Caraman. De ce mariage naquirent deux fils, dont Tun est mort officier général (I ).
Une épidémie qui ravagea le Languedoc et particulièrement Toulouse, fit sortir le jeune médecin protestant d'une obscurité à laquelle les lois alors régnantes semblaient le condamner irrévocablement. Les notables de Toulouse envoyèrent quelques-uns d'entre eux chercher h Montpellier des secours contre la suette. La Faculté réunie leur indiqua le docteur Sol, qui vit arriver dans sa petite ville une députation des principaux habitants de Toulouse, le suppliant de venir s'établir au moins momentanément au milieu d'eux. Il y consentit, mais avec l'intention arrêtée de retourner k Saverdun. n eut de si brillants succès dans ce champ de travail plus considérable qu'il ne s'en éloigna plus. Ce qui prouve l'éclat tout à fait exceptionnel de sa réputation, c'est qu'il devint, quoique protestant, le médecin de l'Archevêché, et, par suite, de plusieurs couvents, circonstance extrêmement remarquable et sans doute unique a cette époque.
11 a laissé une grande renommée de bonté et de dévouement; il fut, dit-on, le premier k instituer des consultations gratuites pour les indigents. Il mourut à Toulouse à l'âge de quatrevingt-quatre ans.
Il avait dû, comme tant d'autres, se faire délivrer un certificat de catholicité pour être reçu docteur ; mais ces fictions légales ne trompaient plus personne ; les lettres de la sœur Fraissë (*i) nous prouvent qu'il était resté protestant, et
(i) Deux-petits fils du docteur ont également embrassé la carrière des armes, et sont arrivés tous deux à do hauls grades.
(2) Lettres 23 et suivantes.
tvons mooatn nantM iamt tes Oi/ichm é» Skt»- ^ non de celle jenae liMe ; s«a Ustoii« est oa frfWftff
h M»» et l'ftdiiiioïstratïij4) fiffj^ni^ peser est les bmUlcs
— »«f»— Elle anit été eoleréepet lettre dec*diel eieik-
CJucwaTeat ilea Daaitt BÀfottt» de Castres. Le seul crime
t parents èuit leor reUgLoo. Les DoBta Rcgmtra oaaset-
titeiu la jeune liUe au catholÎFi&tni! ; maïs il ne parait pas ipie ce
fat pu des moyens trcd-doui, pui5.iu'elle deuianJa a plusieure
reprises d'Être Innsférée ailleurs. Elle eut ou Teignit d'tntir
quelque intention de se taire religieuse, mais dans une autre
maison, etadrcssa des suppliques eu ce sens au comtede Saint-
FloceDiiui elle leulail ea même temps d'obteolr de lui qu'il
la rendit à ses parents.
il décida, le 7 août 1762, qu'elle quitterait le couient de Castres pour celui des Visitandiaes de Toulouse. Uais il déclara qu'elle ne retournerait point au sein de sa famille, toute convertie qu'elle était, 'ses parents étant capables d'emplojer n les vojies les plus violeutes pour lui faire adapter leurs seu- « timeots. « Ce qui signîlie que le Ministre connaissait fort bien le peu de sincérité des conversions qu'il arrachait par lettres de cachet ï de jeunes protestantes. U ne restait \ W" de Nautonuji^r qu'un seul ni0)Cii di: sortir de prison, épouser un catholique. \i\^e s'j décida* bu mariage l'ut arrangé pour elle
NOTBS. 483
atfee \m «ear de VilleiieuTe de la Groisille. Sa famille y consentit. Le 3 août 1763, 'le Ministfe envoya, non k elle, mais à l*ÉYêque de Castres, an ordre du Roi pour la mettre en liberté, en vue de ce mariage ; il ajoute ; k Vous voudrez bien me le renvoyer si le mariage venait à manquer. »
Mais ce n'était pas tout; les protestants, ou comme on disait alors, les nouveaux convertis ne pouvaient vendre leurs terres sans autorisation évL Roi, et M. de Nastonnier, n'ayant point d'argent comptant, dut solliciter du ministre la permission de vendre une partie de ses biens pour payer, à ce gendre que ni lui ai sa fiUe n'avaient choisi, la dot sans laquelle elle serait restée redvfle toute sa vie comme un grand nombre de ses oomp^^neB. Le Ministre voulut* bien accorder cette grâce, sur k recommandation de M. TÉvêque de Castres, que ce malheareux père avait dû commencer par se rendre favorable. En dminant l'autorisation le 14 août, M. de Saint-Florentin écrivit à la fois k l'Lvêque et k M. de Saint-Priest, intendant de la province, et chargea ce dernier de veiller k ce que le produit de la vente fût réellement employé k la dot convenue.
On conçoit facilement ce que pouvaient être des ventes de bieas-fonds oU le vendeur était si peu libre. Tout le monde connaissait sa position et en abusait. Aussi en septembre 1764, M. de Villeneuve écrit encore au Ministre pour le prier d'autoriser M"* de Nautonnier a vendre une ferme pour le paiement de la dot de sa fllle.
Ajoutons k ce récit que la famille de Nautonnier était noble et considérable, qu'elle avait k Paris ou a Versailles une parente, la.marquise de Valcourt, qui sollicitait sans cesse pour elle anpfës du Ministre. C'est malgré ces circonstances favorables et rares, que M. de Nautonnier voyait l'éducation et l'établissement de sa fille et ses propres affaires gouvernés par des Religieuses et par un Évoque ; et cela, en dépit de tout ce qu'ils firent, elle et lui, contre leur conscience, pour obtenir les bonnes grâces des représentants d'une Eglise qui n'était pas la leur.
u peut juger de ce qui anivait ii des ramilleâ moins p Ug6««, 01 plus (ldbl«& il leurs CAnviclioni»
Alexandre Dnvoisin-CalaB.
AlouDdrc-Bcajamin Duvoiân (1), 1"' ajouta plus tard i sou Di>ni celui de sa m^re, était d'un t'aractëre bizarre et aTestureux.II tècnt d'abord eu donnant des leçons, fut ensuite oflicicr d'élat-major, et plus tard secrétaire des cummaudemeols de Jttîeph Boeajiarte, roi d'Espagne, mais partit être resté i Paris au service de la reine. <■' Il avait épousé, dit Qiarles Coi)ueT«i qni avait connu sa nii;re, une personne fort intéressante , M"' Casiel, Glle du membre del'assemblée législative, prolesscur bien connu en littérature par son pobmc det pianin. De Cl' mariage naijull un lils aîné que ses parents eurent le malheur de perdre par un suicide ; ëvénenient qui nous a été ccrtilié par des témoins en position de bien savoir la iérilé (2). »
Alexandre Duvoisio parait avoir eu, comme son oncle Marc- Antoine, des prétentions litlérairesct le goût des représentations théâtrales. Il publia successivement plusieurs ouvrages de littérature légère qui n'eurent aucun succès et ne méritaient pas d'en avoir (3).
(l) HîlioîTe des EglUea du Déiert,i, s, p. ait.— LiUêraiim françaiit (/mtemporaine, pur HU. Louandre et GnurqueloL I. S|
(Juérard, fronce littèTaire, l. a, p, îll.
(!) D'après une noie maunacrite de l'suleur, ce Jeune homme t choisi le même genre de morl que Marc-Aaloine CaUi; Il t'nl pendo, i Paris, iris-jeunc pncori.
(l) — Ailolphcde raldheim{sk),ou le Parricide iniuxvnf, pari.
NOTES. /i85
Sa dernière œuvre fut un trisle démeoli donné par lui-même aux sentiments honorables qui lui avaient dicté la lettre que nous avons citée plus haut (ch. XIW ) Il tit une sorte de vau- .deville sur la visite de sa graud'mère à Voltaire ; et ne sut traiter ce sujet, fort peu dramatique en lui-même, qu'en renonçant à toute apparence d'exactitude historique. La marquise de ViHette (M*** de Varicourt) y joue un rôle important, quoiqu'à cette époque elle n'eût que sept ans. Le secrétaire de Voltaire, AVagnière, alors âgé de vingt-cinq ans, y est traité de vieil intendant^ et son nom même est mal écrit.
Le 31 mai 1831 , cette pitoyable production fut honorée comme le porte le titre, d*un prix d* encouragement littéraire par la dtviticm des Beaux^Arts du Ministère des travaux publics et du commerce, n est probable que cette récompense fut surtout un secours donné au dernier héritier de Calas. Agé alors de cinquante-huit ans, Duvoisin parait avoir lutté péniblement avec la misère. Il eut le mauvais goût de jouer lui-même, sur un théâtre particulier, au Mans, le Déjeuner de Femey^ le 3 janvier 1832. Il pavait que quelques éloges de complaisance lui donnèrent un faux espoir et qu'il crut trouver une res« source dans cette étrange profanation des souvenirs de famille les plus touchants. En février, il alla à Chartres et y joua de nouveau, maisce^te fois publiquement, le principal rôle de sa pièce; il reçut un accueil glacé, juste manifestation de la réprobation populaire. Il tomba malade de chagrin, et mourut
D. V. G. (Alexandre Duvoisin Galas). Paris, Ducauroy, an X (1802). In- 12.
— Chansonnier des casernes^ ou nouveau recueil de chansons militaires f Paris ; Egron, 1822, in- 8 de 8 pag. ; 50 c.
— Firmin, ou le frère de lait, anecdote française, etc. Pari» , Delerville, 1803, 2 vol. iQ-i2.
— JFilhelmina, ou VHéroîsme maternel, histoire hongroise, Paris; G. C. Hubert, 1813, 2vol. in-i2; 5 ftr.
— Un Déjeuner à Femey en 1765, ou la vmvê Calas chèà F<^ taire, esquisse dramatique en un acte et en ven^ X<e Mons^ impr. de Monnoyery 1882, 48 p. ia-8% .... .. ;