‹ Jean Calas et sa familleChapitre 81 sur 100 · A86 HOTES · texte numérisé non relu

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\e 20 février 183S. On prèieaA mtine nii'il se tua dans un accÈs de délire ou de fifevre cérébrale.

Ce suicide, s'il était prouvé, et en tout cas, celui do son nU) qui n'est pas douteux, semblent indiquer chez quelqnes membres de cette ramille une prédispneition héréditaire dont on connaît de nombreux exemples ; ce qui donnerait un degré de vnigeinblance de plue an suicide de Harc-Autoine, qui, du reste, i'£i tout A fait certain.

Ndiw avons dit (p. OS) que nous ne savions par qiiel motif la défense des Calas, dont M* Cairiërc avait paru vouloir s'occuper aux premiers jours, pss&a aux mains de H' Sudre. Nous avons obtenu depuis, quelques reuseignemeals précis sur cet avocat, parsa propre faoïillc. Carrière était protestant ainsi que ses parents. Fils d'un marchand de draps, il avait obtenu l'indispensable certiGcat de catholicité que Harc-Antoine, son intime ami, ne put se procurer. Les deux jeunes gens étaient, dit-on, parents; en tout cas, ils étaient lies par une communauté d'origine, d'études, et, si ce qu'on rapporte est exact, de vices. Tous deux étaient joueurs. Une tradition de lafamilleCarrière, d'autant pluscToyablequ'elle n'est pas â la louangedn jeuneavocat, fait de lui un compagnon de Jeu de Uaic-Antoine, et prétend même que, le 13 octobre, ils auraient perdu enserahlo des lonis que Carrière aurait pris chez sou père. Ou ajoute même que ce dernier, s'en étant assuré plus tard, lit enfermer son SU pendant quelque temps au fort Brescou. Quoi qti'ît en soit de ces détails, il est trte-naturel qu'un ami, un parant, ait c«uiu s'ioformer des causes d« f urestatioH d« tO(it« vbo fa-

mille, et que, connaissant les lois, il ait averti les accasés dn danger où les jetait la dissimulation du suicide. Mais un avocat très-distingué, plus âgé et catholique, tel que M* Sudre, convenait bien mieux à la défense.

Une sœur de Carrière était en pension avec les demoiselles Calas, et a souvent raconté depuis, que les compagnes de ces jeunes filles leur reprochaient d'être trop élégantes, trop fignolées, et de faire venir k la pension le perruquier pour se faire coiffer k a mode. Ce détail confirme ce que nous avons dit des prétentions qui régnaient parmi les enfants Calas, et qui contribuèrent k perdre Marc^Antoinet

h — Avant le* siq>plice de Jean Galas

(9 MABS 1762.)

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