‹ Jean Calvin (volume 3)Chapitre 36 sur 94 · I. Registres du Conseil, Vol · texte numérisé non relu

I. Registres du Conseil, Vol

55, f. 78v. Annales, p. 720. — 2. En 1538, Saunier dit dans le prospectus du collège : « Il y a

LA VILLE

( 1 538). Puis (i559), il y en eut dans le bâtiment du collège, et, jusqu'à ce qu'on eut « meilleure opportunité », dans la salle destinée à « la première des classes1, » peu fréquentée, cela est naturel, pendant les premières années. » Mais, le i5 juin

i562, à propos des « lectures pu-

bliques, » il est arrêté, vu que le collège « n'est pas guères propre pour les leçons publiques, et qu'il vaudroit mieux les faire à Nostre- Dame-la-Neufve,... qu'il soit ainsi fait2. » — Et, dès lors, à l'ombre du grand temple, où l'on prêche, et de l'autre côté de l'ancien cloître, où siège le Consistoire qui veille sur la morale calviniste, voici dans l'Auditoire la haute école, presque l'Université.

La place de la Taconnerie devint comme le quartier latin genevois. Les lundi, mardi et mercredi, à deux heures de l'après-midi, Calvin et Bèze , alternativement, professaient. Les étudiants accoururent. « D'après un témoignage souvent cité, et qu'il n'y a pas de raison de révoquer en doute, si l'on n'y cherche pas autre chose que ce

Le temple de l'Auditoire. La chaire, (p. 343.) >-i , • , 1 1 j r< 1 :

1 w J *ô ' qu il contient, les leçons de Calvin

ont réuni jusqu'à un millier d'auditeurs i. » — A la mort de Calvin, il y avait trois cents étudiants réguliers 4.

C'est alors que l'ancienne halle aux fromages, qui se trouvait devant l'Audi-

au grand temple de la ville tous les jours deux leçons. L'une d'elles en Ebrieu du vieil testament, et dure depuis neuf heures jusques à dix [elle était donnée par Farel]. Et quant à l'autre leçon, qui est en grec du nouveau testament, Jehan Caulvin la fait à deux heures après mydi. »

1. 4 juin 1562. Registres du Conseil, Vol. 57, f. 66v. — 2. Ibid., Vol. 57, f. 71. — Bernouilli (1676): « A côté de l'église cathédrale de Saint-Pierre [dans la chapelle des Macchabées] est l'auditoire où se donnent les leçons de droit et de philosophie. Vis-à-vis [Notre-Dame-la-Neuve] est l'auditoire de théologie, où, en même temps, on prêche en allemand, en italien, et pendant l'hiver en français. Les deux auditoires sont mal aménagés. Je leur souhaiterais d'être comme les écuries de nos oies (unsere Giiiizstalle) à Bâle : cela vaudrait mieux. » — A propos de l'auditoire de philosophie, dans la chapelle des Macchabées, De La Corbière (copie Bourrit) dit : « Il n'y avait point de porte au dehors pour entrer dans la chapelle. L'on y entrait par une porte de S' Pierre, et celle par laquelle on y entre à présent était autrefois une fenêtre, qui fut convertie en porte, lorsqu'on y fit un plancher, dans le temps que M. F. Robert Chouet était professeur en philosophie, environ 1670. » — .'{. Borgeaud, p. 57. — Opéra, XIX, p. 10. De Genève, le 3 otobre 1561, Beaulieu à Farel. « C'est merveilles des auditeurs des leçons de Monsieur Calvin, j'estime qu'ilz sont journellement plus de mille. » — 4. Borgeaud, p. 63. Bèze à Bullinger, 4 mai 1564.

La ville HAUTE

toîre, « futaccomodée pour le pourmenoir des escholiers et pour les inquants [en cans]*de libvres, comme de faict il y a, tant dans la dicte hasle que ès lieux circonvoisins d'icelle place, plusieurs boutiques et magasins de libvres pour l'usage et commodité des dicts escholiers, qui ont leurs auditoires des leçons publiques tant au dict temple de la dicte Nostre-Dame que en la susmentionnée chappelle du dict cardinal »

Malheureusement, l'extérieur de cet Auditoire, et en particulier sa façade, ont été fort « restaurés. » On a tout transformé, en 1874, par l'addition d'un étage.

N'oublions pas de noter que sur cette place habitaient les Jacquemayne d'Orléans, Michel, sa sœur Antoinette, femme de François Bernier, et une autre sœur, Catherine, qui devint la femme de Whitingham2, le célèbre Ecossais, ami de Knox et ami de Calvin, diacre de l'église ^ anglaise à Genève. Dans cette maison fut signé le contrat de mariage 3, le 3i octobre 1 5 56, ainsi que la quittance dotale4, le 7 octobre 1557. Et ici aussi, en présence de Whitingham, fut signé le testament 5 d'Antoinette, le 17 juillet 1 5 58.

La maison était juste au milieu du côté gauche de la place, en regardant Saint-Pierre, et l'on peut être sûr que là fréquentèrent Whitingham, Knox, Goodmann, les

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