LES ORIGINES DE LA LEGENDE CALVIN IEN NE
heure, quelque prospérité que jaye eu, je n'en ay point pourtant esté enflé, comme aussi ayant esté tormenté par grands orages, et rudes tempestes, je les ay soustenues asseurement et constamment, jusqu'à ce que j'en sortisse dehors par un singulier bénéfice de Dieu : je vi gracieusement avec mes pareils et je tasche d'entretenir en bonne loyauté les amitiez que j'ay eu avec ceux-ci ou ceux-là1. »
Il nous a paru utile de dresser ainsi, au début même de nos études, ce portrait en pied de notre personnage, avec ces fortes couleurs qui bravent le temps et font déborder du cadre la vie. Un Rembrandt ou un van Dyck peint par lui-même ! Voilà dans toute leur contradiction l'Histoire en face de la Légende.
Reprenons nos investigations.