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Orléans, par René Biémont, p

SECOND SÉJOUR A ORLEANS 321

ment se briser. En tout cas on ne remplaçait que le morceau cassé, si bien que, on peut le croire sans trop de superstition, ce petit morceau de verre date du temps de Calvin. C'est encore lui qui a le mieux triomphé du temps. Il est actuellement au musée de la ville.

La maison appartenait au sieur d'Argery, et Calvin était son locataire1.

Presque en face de la maison d'Argery, au coin de la rue du Gros Anneau et de la rue Saint-Gilles, est une maison qui a conservé une fenêtre gothique et une porte gothique aussi, avec un linteau fort curieux.

L'arc, en bois, de la porte sort de la bouche d'un gros poisson : arc « engoulé, » nous disent les historiens du pays, qui se trouve encore dans plus d'une vieille maison (surtout rue de l'Empereur, N° 37), et qui indiquait un propriétaire appartenant à la corporation des mariniers de la Loire. C'était la demeure de Jean Mynier, un collègue de Pierre de l'Estoile, et un professeur de Calvin. (Page 324.)

Nous venons ainsi de parcourir ce qu'on pourrait appeler le quartier latin d'Orléans, au XVIe siècle. En continuant, et en contournant le couvent de Bonnes- Nouvelles, nous revenons à la grande rue de la porte Bourgogne, et, à notre gauche, nous trouvons la rue de la Boucherie (aujourd'hui rue de la Poterne), faisant à peu près face à la rue du Bœuf (aujourd'hui rue Parisis).

A l'angle de la rue de la Boucherie, se voit encore la façade de la maison des Chanoines avec son joli balcon fermé, son « Cabinet de pierre, » plus sobre que le bijou du même genre encore admirable rue du Poirier, mais très élégamment suspendu. [Page 319.) Là habitaient les Daniel, et là Calvin venait régulièrement se reposer dans la vie de famille. Les Daniel étaient nombreux : et le jeune

Orléans. Une des entrées latérales de l'Hôtel Groslot. (p. 323.)

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