I.A VILLE BASSE
était la clef même de la puite sous le clocher', ou bien la clef de la maison du traître Philibert Blondel, et qu'on Tavait placée là-haut en souvenir de l'Escalade de 1602, avec la hallebarde d'un Savoyard tué sur les remparts. Cette curieuse décoration a été supprimée en 1892, lors de la réfection du clocheton. Sur la tige de fer qui servait de hampe à la hallebarde se trouvait une inscription -, terminée par un mot abrégé en un seul P. Ce mot doit être lu : Poids. « Cette pièce rapprochée de l'inscription précitée, semble prouver que le singulier épi de la tour du Molard date bien de 1773, » et que les traditions, rapportées plus haut, ne sont que des légendes '.
C'est en i562 que fut construite l'horloge du Molard'', une horloge à cadran, que les comptes payés aux constructeurs (cordier, fondeur, maçons, serruriers) appellent tour à tour nionslre, ninslra\, mostrad. iiiostrc, mnnlrc et mntrc "'.
Cette horloge était, paraît-il, remarquable par le globe, dont les mouvements annonçaient toutes les phases lunaires. D'abord établie sur la tour de la grande maison de RoUe, ou Brandis (à l'angle du Molard et des Rues -Basses de la Poissonnerie', elle fut transportée à la place actuelle en 1591, par le syndic Jean du Villard, propriétaire de l'ancienne maison Brandis à ce moment. Mais le syndic continua à s'intéresser à l'horloge dont il s'était séparé et fit faire pour elle en 1607 une cloche. Cette cloche fut transférée au temple de la Fusterie, en 1763. Les cloches actuelles de l'horloge du Molard appartiennent au quinzième et au seizième siècle"'.
Couronnement de la tour de l'horlojje
du Molard.
(M. D. G., XI, pi. avant-dcrnièrc). (p. 20S.)
I. Blavignac : < Amortissement du clocher de la place du Molard. » M. D. G., XI. p. 125, 126. — i. Biillelin, I, p. 388. — a. IbUI., II, p. 79, n.2. — 4. Toutefois, nous trouvons à la date du 23 décembre 1561 la mention suivante: « Horologe du Molard. Nicolas Bissac a prcNunté la clefz du reloge du Molard, que... luy avoit remis; et que maintenant il va fort bien. • Registres du Conseil, Vol. 56, f. 282. — Et le 22 janvier 1562, le Conseil délibère : « L'on a rapporté que la d"= monstre ne vault rien, tellement que c'est une grande honte. A cause de quoy arresté que les Se'- la faccnt accoustrer. » Ibid., f. 297. - L'horloge aurait donc été non pas construite, mais tout au plus reconstruite en 1562. — S. « Guillamcz de la Firu, courdier pour les courdez, qui la [qu'il a] delyver pour la monstre du Molard la somme de i (1. — Claude Pilaut pour avoicr fondu le contre poys de la mostraz du Mollard, la somme de 4 »• — Loys Pichard, pour 2 jours "/, acovicr la mostrad du Mollaz.à 8 sols par jour, moncte i 11., 8 s. - Claude Pillot,
JEAN CALVIN- III
210 LA VILLE
Passons sous la petite porte du Molard ; c'est le moment de jeter les yeux sur le lac. Saunier nous le décrit comme suit en i538 :
« Quant au lac, il est difficile d'estimer duquel il sert le plus à la ville ou de profit ou de parement et de beaulté. Car il est fort plaisant à regarder : pour ce qu'il est tourné partie vers septentrion, partie devers orient et s'estend quinze lieues en longueur : mais en largeur (la quelle touttefoys en quelque lieu que ce soit n'est point trop estroicte), il n'est pas également proportionné. Aussi n'est-il point limoneux ne trouble, dont il puisse estre faschéux à regarder : mais, jusque au fin fons, il est clair comme beau verre, tellement qu'on prend ung merveilleux plaisir à le veoir. Et cette pureté de auë si nette et sans aucun limon, non seulement se peult prouver, d'autant qu'on y voit jusques au profond, mais aussi par cela qu'il n'y peult vivre aucune anguille. Et pourtant, comme le peuple superstitieux a de coustume prendre occasion de forger des fables sur choses qui n'adviennent pas souvent, et qui semblent estre miraculeuses, pareillement aussi, sur ce mesme propos, il a controuvé une baverie que les anguilles n'osent habiter léans, à cause qu'elles en furent chassées par l'excommunication d'un évesque. D'avantage il en revient grand proufit et en plusieurs sortes. Car il est plein de fort bons poissons et en grosse quantité, et, d'autant qu'il a plusieurs pors, il apporte grand abondance de toutes manières de prouvisions'. »
C'est ici peut-être que Genève a le plus changé. Pour retrouver notre Genève du seizième siècle, même de la fin, époque à laquelle, nous l'avons déjà vu, fut construite la rue du Rhône, il nous faut supprimer le jardin du Lac, les ponts du Mont-Blanc et des Bergues. Il nous faut supprimer les quais et laisser revenir le lac jusqu'aux ports de la Fusterie, du Molard et de Longemale. Seulement, il n'est pas nécessaire, pour opérer toutes ces suppressions, de remonter très haut dans la suite des années. Les grandes modifications à la rive du lac datent en réalité du dix-neuvième siècle. Tandis que, en iBSq encore, un touriste ne trouvait au bas de la côte de Cologny qu'un « chemin dégradé et désert" », voici ce que l'on voyait en mars 1829 : « Rien n'était plus hideux et plus repoussant que l'arrivée à Genève par le lac. Des arrière-faces de maisons, qui semblaient ne pas s'attendre à être jamais contemplées par des yeux étrangers, s'étaient laissé aller à un négligé inexprimable. Des fortifications informes, de vieux râteaux de clôture, de vieilles chaînes suspendues à des pieux noirs et moisis, des chantiers de bois à brûler et leurs détails peu élégants, de grandes boucheries et leurs détails pires encore, et au-dessus de tout, les déversoirs des
pour 2 ruer de loton qui laz faict pour incstrc à la mostrc du Mollard, coste 3 ti. — Deux chèvres pour le montre du Mollard, pesant 24 livres, vaillant 2 s. 6 d. livre, monte 5 M. — Deu-x potenses et deux angons et ung crochet, et une vy pour la porte de la motre du Mollard vaillant 5 sols. » Blavignac, La cloche, p. 96. Ibicl., p. 75. — ti. Mayor, Bu/Min, II, p. 81, n. 2. Voir Ibid., I, p. 68.
I. B<itant, Noiice sur le collège de Rive. — 2. Pictet de Sergy, Genève ancienne et nouvelle, p. 32.
l.A VII. I.K hassk
fosses impossibles à décrire, tel était l'aspect d(jnt jouissaient les rares promeneurs qui naviguaient sur ce rivage. » C'est en 1829 ( 14 mars) que fut adopté le projet de loi ayant pour objet : i" d'établir un quai sur le lac et le Rhône, de la place de la petite Fusterie au port de bois de Longemale, que Ion combla à cette occasion ; 2" un pont à voiture sur le Uhùne, le pont des Bergues, livré à la circulation le 9 mai 18^4 '.
L'île Rousseau n'était qu'un banc de sable, lequel était devenu un chantier pour la construction des barques. De là son nom : île des barques. En i585, on agrandit l'îlot pour en faire un boulevard-,... transformé en jardin en i834 et baptisé de son nom actuel ■\
En réalité, au seizième siècle, outre le pont du Rhùne, on ne voyait rien sur les eaux du lac et du fleuve, rien sinon les pierres à Niton, les deux énormes blocs de granit erratique, qui, émergeant au-dessus de l'eau, avec leurs mystérieuses écuelles \ ont vu passer dans leur énigmatique impassibilité toutes les civilisations genevoises, depuis celle des habitations lacustres jusqu'à celle des bateaux à vapeur.
En rentrant sur la place du iMulard, contentons-nous d'abord de jeter un coup d'œil sur le pittoresque ensemble des arcades, de la tour, du clocher, dont nous avons vu tout à l'heure la face sud et qui nous présente à présent sa face de bise (Page 212); et faisons quelques pas, à gauche et à droite, dans la rue du Rhône.
Tout à fait à égale distance du Molard et de Longemale (la neuvième maison sur seize, d'après l'inventaire de 1475) était la maison de banque Asinari et Médicis. Les Asinari étaient une noble et puissante maison d'Asti, partiellement établie à Genève au quatorzième siècle ^ Leur maison, dont la véritable entrée était naturellement dans les Rues-Basses, arrivait comme les autres maisons de cette époque jusqu'au lac et se terminait par une tour carrée, traversée par une
l. Pictct de Sergy, Genève ancienne et nouvelle, p. 29, 30. — Le grand quai du Rhône, commencé en 1829, fut achevé en 1833 - Le Pont des Bergues fut construit de 1831 à 1833. — Le quai des Bergues fut terminé en 1835, le quai du Seujet de 1833 à 1838, le quai des Etuves en 1840. — L'île des barques fut arrangée en promenade en 1834. M.D.G., VL Rigaud, p. 439. n. i, 2, 3. — i. Galiffe, p. 144. - -l- Magnin, p. 61. —4. Les trous des deux blocs datent évidemment d'une époque beaucoup plus récente que les écuelles qui ont donné leur nom à certaines pierres des temps préhistoriques. Cependant, une véritable écuelle se trouve sur le bloc le plus voisin du rivage, à 60 cm. du bord ouest, un peu en contre-bas. La forme en est absolument ronde ; elle mesure 8 cm. de diamètre et 1 cm. et demi de profondeur.... Une autre écuelle \>\\is petite se trouve dans la direction nord, à 45 cm. environ du trou quadrangulaire. Ce fait nous permet à présent de classer d'une façon positive les pierres à Mton parmi les monuments préhistoriques. — La provenance et la destination des écuelles, ces antiques témoins de la présence de l'homme, sont encore une énigme. M. D. G., XXIII, p. 291. B. Rcber : « Recherches archéologiques sur le territoire de l'ancien évèché de Genève. • - Voir M. D. G., Blavignac, V. p. 503, - Galiffe. Genève ,Supplémcnt\ p. 10. — 5. No. Aymonct Asinari et I-rançois de Médicis, lombards, c'est-.'i-dire banquiers, reconnurent à l'évf chc, 1538, pour une maison située dans la ville, près du lac. Galiffe, p. 139. >'■ i-
ruelle, qui se trouvait être en même temps une tour et une porte de l'enceinte Marcossey. Cette partie postérieure de l'immeuble Asinari devint la maison Auzias, et la tour fut appelée tantôt tour Asinaire, tantôt tour Auzias '. {Page 2\3.)
Tour et arcade du Molard, vue du lac (d'après la gravure de L.'Dériaz). (p. 211.)
A droite de l'arcade du Molard, la rue du Rhône, qui n'existait pas du tout à gauche, en 1475, commençait à cette même époque à se former. De la place du Pont jusqu'à la place de la Fusterie, elle était composée de huit granges et s'appelait « derrière les Meyrins. » C'est seulement cent ans plus tard environ, que « la seigneurie abergea le terrain sur lequel sont bâties les maisons qu'on voit au bord du lac, depuis le bassin de Longemale jusqu'à l'endroit qui est vis-à-vis l'hôtel des Balances -. »
La rue du Rhône fut vite une rue d'hôtels : hôtel des Trois-Rois, hôtel des Balances, hôtel du Lion-d'Or, pour ne parler que de ceux que nous connaissons déjà. Ht entre la place de la Fusterie et la place du Molard, un peu plus tard, la rue du Rhône nous offre deux autres hôtelleries, qui nous intéressent. Si nous avons sous les yeux le plan Billon (Page 214), nous rencontrons, marquée par le
I. Lors de la démolition, on sauva les poutrelles d'un plafond, aujourd'hui déposées au Musée. Galiffe, !\^oticcs. II, p. 32, 33. — i. Scnebier, p. 9.
N° 32 (quatrième maison en venant de la Fusteriei, la maison « où pan pour
enseigne les Trois-Mores. » Ici logea ce Jacob Rernouilli, dont nous avons cité
les notes de voyage, aussi intéressantes que peu aimaliles, et qui passa sept
semestres à Genève, à partir
du 27 août 1676, jour où il y
était arrivé. « Vis-à-vis mon
logis, qui est « Aux 3 Mores,
écrit-il, dernier le Rhône, » se
trouve, dans le Rhône même,
qui sort du lac, une maison.
où les galères des Bernois sont
gardées. »
Et c'est encore « Aux Trois- Mores » qu'était descendu le
président du sénat de Chambéry, Rochette, le i" décembre 1602 '. Il y resta quatre jours, cherchant par ses protestations mensongères à endormir la vigilance des Genevois, et à préparer ainsi les scènes de V Escalade.
Un peu plus loin, indiquée par le N° 46, est la maison « où pan pour enseigne l'Ecu de France. » Et cette hôtellerie e.xcite notre intérêt encore plus que la précédente, 'par
Tour Asinaire (^démolir vers 1872-1S73) dans la rue du Rhône entre le Molard et Longemale. (p. 213.)
les scènes dont elle fut le théâtre à la fin du seizième siècle et à l'époque de ÏEscalade même. Car on peut dire que c'est ici que renaquit secrètement le catholicisme à (îenève, avant sa renaissance officielle dans rh(^)tel du résident de France.
A l'Ecu de France, en iSS^, se trouvait comme servante Anne -Jacqueline Coste (née en i56o dans les montagnes de Savoie) *. Et pourquoi cette savoyarde pieuse, et ardente catholique, était-elle entrée à l'Ecu de France? Parce qu'il y avait quelquefois des prêtres et des religieux qui venaient à Genève pour diverses affaires et qui logeaient dans cette auberge. Le 3 juillet i5i)7, saint Frani^ois de Sales lui-même descendit à VEcu\ 11 arrivait, cnvové par le pape, pour avoir
I. /eci'. du Conseil, \'o\- 91 J- 185^. - 2- Le chanoine Charles d'Aulnois, A'o/i(«;rtA/-4''(r.>!«r /« wVrfMwii*'- Jacqiielhu Coste, première touriére de la Visitation d'Annecy, 1867. . lixemp. de la bibliothèque de la Société florimontane d'Annecy.) - 3. En 1596 aurait eu lieu au Molard une conférence publique et contr.idictoirc entre saint Fran^.ois de Sales et le ministre de La Faye. - Ce fait a iyù attesté, affirmc-t-on. • par des témoins irréprochables, dont les paroles sont consignées dans le second procès de canonisation de saint François. .
LA VILLE
Rue du Rhône, de la Fusterie au Molard (plan Billon). (p. 212.)
certains entretiens avec Th. de Bèze, dont le Saint-Siège espérait la conversion. A cette occasion on voit comment la piété des quelques catholiques secrets et rares était entretenue : « L'homme de Dieu dit à Jac. Coste qu'ayant quelques personnes à communier dans Genève, il avait apporté secrètement dans une boîte d'argent suspendue à son cou quelques hosties consacrées. Il ouvrit la boite, et lui ayant montré une hostie qu'il lui fit adorer, il lui dit de se préparer
à la communion Il en
,- , ^-n ^ ./ cDj partagea une il y en
^ ____^^/i) avait cinq] et dit à Jac-
I l— J queline : « Ma fille, je suis obligé de vous donner seulement cette particule ' »
Au moment de l'Escalade, Jacqueline recueillit et cacha plusieurs Savoyards, de ceux qui, après avoir escaladé les murs de Genève, n'avaient pu s'enfuir, et cependant n'avaient pas été pris. Elle les garda quelques jours dans une vieille cave, les y nourrit secrètement jusqu'à ce qu'elle pût leur procurer des habits de toile à la mode du pays et les faire évader sans trop de péril ".
Entre temps, elle faisait du prosélytisme auprès de la maîtresse de l'hôtel, qui était malade. Elle l'amena à prononcer secrètement son abjuration entre les mains d'un prêtre qui passa. D'autres étant venus, les deux femmes se confes-
Krançoise de la Pesse, religieuse de la Visitation, dit: < Je sais qu'il [saint François de Sales] eut le courage d'aller attaquer le ministre au milieu de Genève, dans la grande place du Molard, ce que j'ai appris de Georges Rolland (qui était alors son domestique). » — La mère de Changy, supérieure de la Visitation d'Annecy, dit : « Le serviteur de Dieu alla attaquer le ministre de la Faye en pleine place du Molard, dans la ville de Genève, et, après plus de trois heures de dispute, il le confondit; ce que nous avons appris de notre sœur Anne-Jacqueline Coste, qui était alors à Genève, et qui fut présente à cette dispute. > Enfin, dans les mémoires de sainte Chantai, on lit: « Elle [Jacq. Coste] fut l'une des premières qui accoururent au bruit de cette dispute.... A mesure que la dispute était poussée avec plus de chaleur, elle élevait le cœur, les yeux et les mains au ciel, conjurant l'éternelle bonté de donner victoire à son serviteur.... » Charles d'Aulnois, p. 22, n. I, p. 23, 26. Cette dispute est singulièrement invraisemblable. Comment le Conseil l'aurait-il permise ? S'il l'avait permise, comment Bèze aurait-il été absent? Et surtout comment les Registres n'en diraient-ils rien ni avant ni après ? Non seulement ils n'en disent rien, mais ils indiquent qu'il n'y a pas eu de dispute. Ils nous fournissent, de plus, les éléments qui, transformés on ne sait comment, sont devenus la légende dont nous venons de parler. — Dès 1596 (7 octobre. Registres de la vénérable Compagnie, B'^ p. 203), Bèze rendit compte que, d'après des lettres reçues < de tous costés », les jésuites avaient • escrit etpresché sa mort et sa révolte au papisme, et non seulement de luy, mais aussi de toute l'Eglise de Genève, » Il prépara une réponse en latin et en français. La Compagnie chargea M. de la Faye de répondre au nom de la Compagnie elle-même. L'année suivante, les jésuites multiplièrent leurs efforts. Bèze (Ibid., 19 mars •597. B', p. 205) instruit la Compagnie que les jésuites sollicitent « plusieurs des citoyens, soit par lettres, soit par conférences, . et « davantage qu'il y en avoit eu en la compagnie ausquels ils avoyent parlé de bouche et escrit» ; que c'était « chose dangereuse »; qu'il était nécessaire « que tous parlassent par une bouche ». En conséquence. Messieurs du Conseil devaient être priés « de ne permettre aux dits jésuites aucune conférence particulière en la ville sans leur sceu et permission » et que « si les pasteurs estoyent tirés en dispute ou par lettre ou autrement, nul ne respondroit par escrit, ni n'cntreprendroit dispute sinon par l'advics de toute la compagnie. » — Voir Choisy, L'état chrétien, p. 316. 1. Charles d'Aulnois, p. 29. — 2. Ibid., p. 32, 33.