I. Opein TV, m, 4. — ■-. //'(>/., XV, p. 335, 6 déc
L'Ordre des écoles contient d'abord la Faculté de théologie. « Le degré plus prochain au ministère, et plus conjoinct au gouvernement de l'Eglise, est la lecture de théologie. » — Mais l'étude de la théologie doit être préparée par les études générales, classiques. Avant la Faculté, le Collège. « Pour ce qu'on ne peult proufiter en telles leçons que premièrement on ne soit instruict aux langues et sciences humaines, et aussi est besoing. de susciter de la semence pour le temps advenir, affin de ne laisser l'Eglise déserte à nous [nos] enfans, il faudra dresser Collège pour instruyre les enfans, affin de les préparer tant au ministère que gouvernement civil*. »
Et enfin avec le Collège, l'école : « Qu'il n'y ait aultre escolle par la ville pour les petiz enfans. » Tous les citoyens, quel que soit leur âge et quelle que soit leur vocation future, sont élevés ensemble. Seules « les filles ont leur escolle à part ^. »
Unité et union de toutes les façons ! Naturellement tout l'enseignement, primaire, secondaire et supérieur, est sous l'autorité de l'Eglise : « Que touz ceul.x qui seront là soient subjectz à la discipline ecclésiastique, comme les ministres. — Que nul ne soit receu s'il n'est apprové par les ministres, avec leur tesmoignage de peur des inconvénients ■*. »
La Discipline des Eglises réformées de France consacre son premier chapitre aux pasteurs et le second aux écoles. — L'Eglise et l'école !
1. Opéra X-i, p. 21. — i. Ibid., X\ p. 22. — 3. Ibici., X', p. 22. Ces mots sont ceux du projet ; ils ont été un peu modifiés pour accroître le rôle de la Seigneurie.