CHAPITRE SECOND
Le péché et la raison.
I. Corruption, i. Totale. 2. Pas totale. — II. La raison on général. — III. La raison et les choses terriennes. — lY. La raison et les choses célestes. — V. Appel constant à la nature.
E péché du premier homme, devenu pour tous les hommes le péché originel, a entraîné la corruption de la nature humaine.
I. Le chap. III du livre II porte pour titre; « Que la nature de Thomme corrompue ne produit rien qui ne mérite condamnation ; » ce qui est développé par les affirmations suivantes : « Tout ce que nous avons de nature est chair.... Comment en pourrons-nous tirer quelque goutte de bien'?... Nous sommes corrompus et pervers en toutes nos parties ". n
« Toutes les parties de Fhomme (qiddquid in liomine csi), depuis l'entendement jusques à la volunté, depuis Fàme jusques à la chair, sont souillées et du tout remplies de ceste concupiscence, ou bien, pour le faire plus court, l'homme itotum hominem) n'est aultre chose de soy-mesme que corruption \ » Que sera-ce de l'homme « puant » et « abominable », qui boit « l'iniquité comme l'eau *r »
1. Br. p. 68, 67. II, III, I. — 2. 1543. II, m, I. — 3. Bf, p. 37. II, I, 8.
i. « Les hommes sont abominables, ils sont puants, ils hument l'iniquité comme Teau, c'est-à-dire leur propre nourriture est péché, et on ne trouvera point une seule goutte de bien en eux; bref, tout amsi que le corps tirera sa substance de la viande et du boire, aussi les hommes n'ont autre substance en eux que péché ; tout est corrompu. Non pas que la substance (comme on appelle) de nos corps et de nos âmes soit une chose mauvaise, car nous sommes créatures de Dieu. Mais ici nous parlons grossièrement pour exprimer que tout ce qui est en nous est confit en mal. Il est vrai que nos corps en leur essence sont créatures de Dieu bonnes. Autant en est-il de nos âmes, mais le tout y est perverti. ■ Sentions sur Job. Opéra XXXIII, p. 728, ^
JEAN CALVIN IV
LE PECHEUR
On pourra trouver dans les écrits de Calvin des déclarations semblables, autant que Ton en voudra '.
2. Ce fait est aussi connu qu'incontestable. Mais voici un autre fait, moins connu et non moins important : Cette corruption totale, d'après le calvinisme, n'est pas totale, d'après le calvinisme lui-même.
Au début de toute la discussion, Calvin lui-même prend soin de nous avertir de sa formelle intention, laquelle est de ne rien exagérer, ni d'un coté, ni de l'autre. Car le « dangier » serait égal. Certainement, pour si peu que l'on accorde à l'homme, « il s'eslève en vaine confiance et témérité », il « desrobe autant à Dieu de son honneur. » Mais, d'autre part, si on lui dit qu'il est « dcsnué de tout bien, de cela il prend soudaine occasion de nonchaillance. » Il faut donc « tenir modération », et, tout en enseignant à l'homme « qu'il n'a nul bien en luy », il faut lui faire entendre « comment il doibt aspirer au bien, » de telle sorte qu'il soit « mesmes plus vivement picqué et incité à cela fairc^ que si on luy faisoit à croire qu'il eust la plus grande vertu du monde. Il n'y a celuy qui ne veoye combien est nécessaire ce second point, à sçavoir de resveiller l'homme de sa négligence et paresse. » Ainsi il est expédient de dépouiller l'homme « de fauce et vaine gloire; » mais « il n'y a nulle doubte qu'il ne fault rien oster à l'homme du sien, c'est-à-dire qu'il ne luy fault moins attribuer que ce qu'il ha-. »
On ne saurait parler plus sagement. L'homme a quelque chose, donc il n'a pas perdu tout; corrompu, oui, mais non prorsus, c'est-à-dire pas « totalement ^ ». — « Vray est qu'il y reste bien en nous quelques traces encores, que nous ne serons point semblables aux bestes brutes, je di de nature. Les payens qui ne sont point réformez par l'esprit de Dieu, encores ne sont-ils pas comme des bœufs, des asnes, des chiens : nous portons donc toujours quelque marque de ceste image de Dieu qui avoit esté imprimée au premier homme : mais cependant si est-ce que tious avons tout corrompu '*. »
De ces déclarations générales, il nous faut passer aux déclarations particulières. Et, puisque la « force du libéral arbitre gist en la raison et volunté % » demandons-nous ce qui reste, d'abord à la raison, puis à la volonté de l'homme.
t. < En quelconque partie de l'homme que nous tournions les yeulx, il n'est possible de rien voir qui ne soit impur, profane et abominable à Dieu. » [Calccltisiiie français. Opéra XXII. p. 36.) — « Qu'apportonsnous de nature, sinon toute malice ? Voilà donc les enfans qui desjà sont pécheurs, estans dedans le ventre de la mère; ils sont condamnez de Dieu. » (Sermons sur le Deutcronome. Opéra XXVI, p. 262.) — « Que nous facions examen de toutes les facultez de nos âmes, nous trouverons que le péché, s'est espandu par tout; comme quand une poison a gagné au corps d'un homme, qu'il est tout infecté, il y a une ladrerie universelle qui occupe et les os, et la moelle, et les pensées, et affections, et tant qu'il y a. » (Ibid., p. 376.) — 2. Bf, p. 39, 40. II, II, I.
3. L'image de Dieu en l'homme « a esté si fort corrompue que tout ce qui en est de reste est une horrible déformité ihorrenda deformitas). » Mais, dans la même phrase, il restreindra sa déclaration : « Nous confessons l'image de Dieu n'avoir point esté du tout {non prorsus) anéantie et effacée en l'homme. » 1559. I, XV, 4-
4. Sermons sur le Deuléronome. Opéra XXVIll, p. 488, 4S9. — Calvin e.xpiiquc que ce qui reste ne suffit pas « pour nous amener à une perfection de doctrine, » etc. Ibitl. Autre part : « Toutefois si est-ce que les payens ont eu quelque estincelle, que Dieu n'a pas voulu ([uc le genre humain fust abruti, que il n'y eust tousjours je ne say quoy pour rendre les hommes inexcusables. » Ihid., p. 61. — .'>. B> , p. 46. II, 11,4.
« De dire, explique nettement Calvin, que Tintelligence soit tellement aveuglée qu'il ne luy reste aucune congnoissance en chose du monde, ce seroit chose répugnante non seulement à la Parole de Dieu, mais aussi à rexpériencc commune. Car nous voyons qu'en Tesprit humain, il y a quelque désir d'enquérir la vérité, à laquelle il ne seroit point tant enclin, sinon qu'il en eust quelque goust premièrement. C'est doncques desjà quelque estincelle de clarté en l'esprit humain, qu'il ha une amour naturelle à la vérité '. »
En 1559, il ne retire rien de ces déclarations; il les fortifie : « Puisque la raison, par laquelle l'homme discerne d'entre le bien et le mal, par laquelle il entend et juge, est un don naturel, elle n'a peu estre du tout [in ioiiim, c'est-àdire totalement] esteinte, mais a esté en partie débilitée et en partie corrompue; tellement qu'il n'y apparoist que ruine desfigurée.... En la nature de l'homme, quelque perverse et abastardie qu'elle soit, il y estincelle encore quelques flammettes.... Toutesfois cette clairté est estouflFée par telle et si espesse obscurité d'ignorance, qu'elle ne peut sortir en eflrect-. »
Il est vrai que cet amour naturel de la vérité, resté en l'homme après la chute, est vite insuffisant, et l'homme ressemble à un aveugle qui tâtonne et s'égare. Et cependant son effort n'est pas tout à fait vain. « Quand l'entendement humain s'efforce à quelque estude, il ne labeure pas tellement en vain, qu'il ne proffite aucunement : principallemeut quand il se convertit vers les choses inférieures. Et mesmes n'est pas tellement stupide, qu'il ne gouste quelque petit des choses supérieures^ combien qu'il vacque négligemment à les chercher ■'. »
Grâce à cette distinction des choses inférieures ou « terriennes » et des choses supérieures ou célestes, nous allons pouvoir préciser la pensée de Calvin.
La corruption de la raison n'est pas totale dans les choses terriennes, celles qui « ne touchent point jusques à Dieu et son royaume, ne à la vraye justice et immortalité de la vie future. »
Il y en a trois principales :
a) La doctrine politique et la manière de bien gouverner sa maison : « En tant que l'homme est de nature compagnable, il est aussi enclin d'une affection naturelle à entretenir et conserver société. Pourtant nous voyons qu'il y a quelques cogitations généralles d'une honnesteté et ordre civil, imprimées en l'entendement de tous hommes.... Cela demeure tousjours ferme, qu'il y a, en tous hommes, quelque semence d'ordre politicque : ce qu'est un grand argument que nul n'est destitué de la lumière de raison, quant au gouvernement de la vie présente '". ')
b) Les arts mécaniques et toutes les disciplines qu'on appelle libérales : « En tant que nous avons quelque dextérité à les apprendre, en cela il apparoist qu'il
i. Br, p. 53. II, II. 12. - 2. .559- 11, ", i^- - 3. Br, p. 53, 54- II. ". '3- - *■ ^' • P- 5^, 55 ". ", "J.
LE PECHEUR
V a quelque vertu en cest endroit en rcntendement humain.... La lumière de Dieu est tellement naturelle à tous, que c'est un bénéfice gratuit de sa largesse envers un chacun. L'invention des arts, la manière de les enseigner, ordre de doctrine, la congnoissance singulière et excellente d'icelles,... sont choses qui advienent à peu de gens;... touteffois qu'elles sont communes aux bons et aux mauvais, nous les pouvons réputer entre les grâces naturelles '. »
« V-a-il chose plus noble que la raison de l'homme, par laquelle il surpasse tous les autres animaux ? Combien d'honneur méritent les arts libéraux, qui polissent tellement l'homme, qu'elles le rendent vrayement humain ^. »
c) La philosophie : «Quand nous voyons aux cscrivains payens ceste admirable lumière de vérité, laquelle apparoist à leurs œuvres, ^^cela] nous doit admonester que la nature de l'homme, combien qu'elle soit décheute de son intégrité, et fort corrumpue, ne laisse point touteffois d'estre ornée de beaucoup de dons de Dieu. Si nous recognoissons l'Esprit de Dieu comme une fontaine unicque de vérité, nous ne contemnerons point la vérité par tout où elle apparoistra, sinon que nous ne vueillions faire injure à l'I-lsprit de Dieu ; car les dons de l'Esprit ne se peuvent vilipender sans le contemnement et opprobre d'iceluy. Or maintenant, pourrons-nous nyer que les anciens Jurisconsultes n'ayent eu grande clarté de prudence, en constituant un si bon ordre et une police si équitable ? Dironsnous que les Philosophes ayent esté aveugles, tant en considérant les secretz de nature si diligemment, qu'en les escrivant avec tel artifice ? Dirons-nous que ceulx qui nous ont enseigné l'art de disputer, qui est la manière de parler avec raison, n'ayent eu nul entendement? Dirons-nous que ceulx qui ont inventé la médicine ont esté insensés? Des autres disciplines, penserons-nous que ce soyent folies ? Mais, au contraire, nous ne pourrons lire les livres qui ont esté escritz de toutes ces matières sans nous esmerveiller. Or nous nous en esmerveillerons, pour ce que nous serons contrainctz d'y recognoistre la prudence qui y est^.... Puis doncques qu'ainsi est, que ces personnages, qui n'avoyent autre ayde que de nature, ont esté si ingénieux en l'intelligence des choses mondaines et inférieures, telz exemples nous doivent instruire combien nostre Seigneur a laissé de grâces à la nature humaine, après qu'elle a esté despouillée du souverain bien *. »
Et nous arrivons ainsi à un très bel éloge de la Science : « Dieu a resuscité les sciences humaines, dit-il à propos de la Renaissance, qui sont propres et utiles à la conduite de nostre vie, et, en servant à nostre utilité, peuvent aussi servir à sa gloire. » — « Nulle bonne science n'est répugnante à la crainte de Dieu ny à la doctrine qu'il nous donne pour nous mener en la vie éternelle, moyennant que nous ne mettions point la charrue devant les beufz ; c'est-à-dire que nous ayons ceste prudence de nous servir des artz tant libéraux que méchaniques en passant par ce monde, pour tendre tousjours au Royaume céleste''. »
t. B»', p. 55, 56. Il, U, 14. — i. Coninicnlaircs. i Cor. 1, 20. — .'1. Nous retrouvons ici la doctrine de la Grâce générale : « Et estimerons-nous rien excellent ni louable que nous ne recognoissions venir de Dieu?» — 4. B»', p. 56, 57. II, 11, 15. — .'i. AdvertissemenI contre l'astrologie qu'on nii|icllc judiciaire (1540). 0/>era VII, p. 516, 540-541.
— Kt enfin contre les Anabaptistes et les Ignorantins : « La science, de soy, est bonne,.-, mais elle devient fade et sans saveur quand la charité n'y est point, pour ce que c'est comme la sausse {condimentum) dicelle.... La science n'est point à vitupérer pour cela, non plus que le cousteau quand il est entre les mains d'un homme enrage. J'ay bien voulu dire ceci, à cause d'un tas d'esprits fantastiques {qiiosdam fauaticos) qui crient à l'encontre de tous arts libéraux et honnestes sciences {doctrinas libérales), comme si elles n'estoycnt propres sinon à rendre les hommes orgueilleux, et n'estoycnt point moyens et instrumens très utiles, tant à la cognoissance de Dieu qu'à la conduite de la vie commune. Or ceux-là mesmes qui les diffament ainsi crèvent d'un tel orgueil, qu'ils rendent le proverbe ancien véritable, asçavoir qu'il n'y a rien de plus arrogant qu'ignorance '. »
« Toute vérité et raison procède de Dieu. Concluons donc que Dieu n'a nulle maistrise ni authorité envers nous, si ce n'est que les hommes aquiescent pleinement à ce qu'ils cognoistront estre de vérité et de raison -. »
« Nous voyons ce qu'il est advenu en la papauté sous ombre d'cstre simple. On dira là : « O il faut cheminer en simplicité »; il est vray, mais ils voudroycnt que les hommes se laissassent mener comme bestes brutes, sans discerner entre le blanc et le noir. Or ce n'est point sans cause que nostre Seigneur promet à ses fidèles esprit de discrétion : c'est afin qu'ils ne soyent point menez à la pippée çà et là, ou qu'on les traine comme povres aveugles '\ « — C'est bien de l'examen, et même du libre examen : « Tant y a néantmoins [c'est-à-dire réserve faite sur la « raison charnelle »] qu'il faut... non pas que nous recevions tout ce qu'on nous dit à la volée, et sous ombre de simplicité, sans savoir pourquoy ni comment; mais que nous nous enquérions diligemment de ce qu'on nous propose, et quand nous aurons entendu une doctrine estre bonne, qu'alors nous facions nostre conclusion de nous y tenir '*. »
Si des choses « terriennes » nous passons aux choses célestes, nous trouverons, sans doute, que Calvin laisse peu, très peu, à la nature humaine, mais enfin il ne lui enlève pas tout.
Les choses célestes sont au nombre de trois principales :
a) et b) Connaître Dieu et sa volonté, c'est-à-dire connaître un Dieu pas abstrait, froid, mais un Dieu doué de volonté et dune volonté qui est amour. En i55(), pour bien s'expliquer, Calvin remplace le mot volonté par les mois faveur paternelle (patenuuu favorem) ^.
Or, dit Calvin, « je ne nye pas que, par cy par là, on ne voye aux livres des Philosophes des sentences dictes de Dieu bien couchées; » et encore : « Il est vray que Dieu leur a donné quelque petite saveur de sa divinité. » — Seulement, Calvin se hâte d'ajouter que tout cela manque de certitude : « Les philosophes
1. Comnuntmres sur la première Epitre aux Corinthiens, VIII, .. - "i- Sermons sur te livre de Job. Opéra XXXIII, p. 319- — 3. Ibid., p. 322- - ^- ibid., p. 323- — »• B". P- S»' ". "■ «S'
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n'ont jamais le moins du monde goustc aucune certitude de la bonne volunté de Dieu;» et tout cela manque aussi de clarté. « l^^n temps de tonnoirrc. si un homme est au meillieu d'un champ en la nuict, parle moyen de Tesclair il voirra bien loing à l'entour de soy, mais ce sera pour une minutte de temps. Ainsi cela ne luy servira de rien pour le conduire au droict chemyn : car ceste clarté est si tost esvanouye, que devant qu'avoir peu jettcr l'œil sur la voye, il est derechef opprimé de ténèbres, tant s'en fault qu'il soit conduict en la mayson ', »
\-A peut-être n'est-il pas excessif de soutenir que, en dehors de la révélation, la philosophie n"a brillé ni par la certitude ni par la clarté de ses affirmations sur le vrai Dieu.
c) La règle de bien ordonner sa r/e, ou la vraie justice des œuvres. — Ici, à notre nouvel étonnement, Calvin accorde, non pas moins, mais plus aux forces de l'homme déchu. « 11 semble advis que l'entendement humain ait quelque subtilité davantage que es choses dessus récitées. » Et cette apparence n'est pas contraire à toute réalité. « De faict, c'est une chose vulgaire que l'homme est suffisamment instruict à la droicte reigle de bien vivre par ceste loy naturelle dont parle l'apostre. » — Il est vray que cette loi naturelle a pour fin de rendre l'homme ine.xcusable; mais elle prouve (nous ne touchons ici que ce point) la suffisance de l'entendement et de sa clarté chez l'homme déchu. « Cette loy naturelle est un sentiment de la conscience, par lequel elle discerne entre le bien et le mal suffisamment, pour oster à l'homme couverture d'ignorance, en tant qu'il est redargué par son tesmoingnaige mesme. » — C'est donc une « chose faulse de dire qu'on pèche par ignorance -. »
La rèffle de la vie nous est donnée dans les deux Tables de la Loi.
Naturellement c'est la première, celle qui nous indique nos devoirs envers Dieu, qui est la plus effacée devant les yeux de l'homme déchu. « Nostre intelligence de justice ne cognoist nullement ce qui est principal en la première table, comme de mettre nostre fiance en Dieu et luy donner la louange de vertu et justice, d'invocquer son nom et observer son repos. Quel entendement humain, par son sens naturel, a jamais, je ne dis pas congneu, mais imaginé [ou flairé], que le vray honneur et service de Dieu gist en ces choses ^ »
Et cependant Calvin restreint, en iSSg, cette négation si générale, immédiatement après l'avoir reproduite. Car il ajoute, à propos d'une sentence vraie des « iniques » : « En cela ils tesmoignent qu'ils conçoivent je ne say quoy [quidquid) du service spirituel de .Dieu, lequel néantmoins ils falsifient tantost après par leurs illusions '. » Ainsi ils falsifient, mais ils ont conçu (quidquid) quelque chose. Comment peut-on dire alors qu'ils ne l'ont pas même flairé? La contradiction paraît manifeste.
Et voici qu'elle grandit. — Après avoir reconnu que, à propos des préceptes de la seconde Table, il y a « quelque petit plus d'intelligence « [aliquanto plus)