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Haguenau. Hôtel de ville.
M. Nessel. Je suis reçu fort aimablement dans un cabinet qui est un musée. Nous causons. M. Nessel est d'avis que le Colloque s'est tenu à l'Hôtel de Ville1. A ce moment, le Magistrat était protestant. Malheureusement, l'édifice, construit en [328, remanie en 1491 et qui avait pu être restauré après les incendies.
a été détruit il y a enviion un siècle, en 1 781 1 Mais M. le bourgmestre en a retrouvé un plan, fait avant la démolition, un plan d'architecte, pas très pittoresque par conséquent, mais exact. 11 en met gracieusement une photographie à ma disposition.
Le château impérial des Hohenstauffen, l'œuvre de Frédéric Barberousse et de son père Frédéric -le-Borgne, où résidèrent les empereurs depuis Conrad III jusqu'à Charles-Quint, où se tinrent tant de lits de justice, d'où furent datées tant de chartes du Saint-Empire, le château dont les anciennes chroniques exaltent les beautés, avec son revêtement de marbre rouge et sa chapelle à trois étages, où l'on conservait les reliques de la passion et les joyaux de l'empire..., a disparu autant et plus tôt que l'hôtel de ville3.
De ce château, le bourgmestre voulut bien me montrer un dessin à la plume, fort pittoresque celui-là, sur vieux parchemin, et qui devait dater du bon moment! Hélas! c'est seulement un faux, et l'un de ceux dont l'histoire est la plus amusante à entendre raconter. Car ce faux était destiné à n'être qu'une inoffensive plaisanterie faite à l'érudit bourgmestre par un de ses administrés et amis. Mais les circonstances firent qu'on prit la plaisanterie au sérieux. Les revues savantes s'occupèrent du dessin », et dans la gare de Strasbourg les fresques historiques le reproduisirent. Plus tard, seulement, tout fut dévoilé.
1 Cette supposition se trouve confirmée par le protocole de l'un des délégués politiques de Strasbourg von Uunzenheim : < Was uf dem dag zu Hagenow gehandelt ist a. 1540. juni 21-juli 28. . Il raconte que le -S juillet, les protestants furent mandés à l'Hôtel de Ville, et que là, en présence des catholiques. le roi Ferdinand fit connaître ses décisions. Winckelmann, III, p. 78. Les protestants avaient leurs réunions particulières à l'auberge des Hessois. (Ibid.) - 8. Guerber, II, p. 29-293- -- 3. Bulletin de la SocieU pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, Ile série, V volume (.866-1867). p. 119-26, Victor Guerber, curé de Ilaguenau : < La Burg impériale de Haguenau et sa basilique. • - i. Il faut lire le dithyrambe du bon curé Guerber: «Une vue authentique du Castel. Une bonne fortune, un accident providentiel (!) permit à un amateur de Ilaguenau.... de faire l'acquisition de ce dessin si précieux pour l'histoire de l'art de notre province. Au commencement du XVH« siècle, en .6.4, quand la ville de
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Il reste cependant deux antiquités et curiosités de Haguenau, qui ont fait plus de bruit encore dans le monde que la Burg et que l'une quelconque des assemblées qui ont pu s'y tenir.
L'une, c'est l'exemplaire des « Hommes obscurs, » dont la publication vint clore le premier acte de la pré-réformation par un éclat de rire européen. Cela avait débuté par une attaque de l'antisémitisme. Un ex-juif, Pfefferkorn, poussé par les Dominicains de Cologne, avait écrit un pamphlet pour exciter le peuple à chasser les Juifs et à brûler tous leurs livres, sauf l'Ancien Testament. Reuchlin, le célèbre humaniste allemand, avait demandé que l'on se contentât de brûler les livres juifs contenant des blasphèmes contre le Christ. Tel fut le signal de la fameuse querelle qui mit le feu à toutes les passions monacales et savantes. Le prieur des Dominicains et inquisiteur de Cologne, Jacques de Hochstraten, demanda la condamnation de Reuchlin, cet hérétique, ce pseudo-juif. Alors, pour montrer quel homme était ce Reuchlin, ses amis firent paraître en mars 1 5 14, chez Thomas Anshelm, imprimeur à Tubingue, une collection de lettres d'« hommes illustres,» adressées à Reuchlin. Celui-ci fut acquitté par le tribunal ecclésiastique de Mayence. Et, en i5i6, parurent à Haguenau, chez Heinrich Gran, les lettres des « hommes obscurs » {Epistolœ obscurorum virorinn) ', contre-partie de la collection précédente. C'étaient des lettres, imaginées par quelques humanistes, et qui, dans un latin barbare et comique, ridiculisaient l'ignorance, la vie licencieuse, la brutalité des moines et leur haine contre les hérétiques et les humanistes. Jamais satire n'avait été plus réussie, et l'éclat de rire qu'elle provoqua ébranla jusque dans ses fondements l'institution « obscurantiste. » C'était bien la lutte des ténèbres contre la lumière. Obscuri, illustres: les deux mots (restés jusqu'à aujourd'hui les devises des deux partis, les obscurantins, les partisans des lumières) étaient dans les deux titres.
Si cette première « antiquité » rappelle le souvenir d'une amusante comédie, et presque d'une farce, la seconde réveille le souvenir d'un drame, et des plus sombres, celui de Servet. Il s'agit du De Trinitatis erroribus, libri septem, que Servet fit imprimer ici, à Haguenau, chez Setzer, en 1 53 1 *.
Haguenau était encore dans toute sa richesse monumentale du moyen âge, un artiste monta à la tour Saint-Georges, y prit pour objectif le castel impérial avec son entourage, et en crayonna les formes avec intelligence et fidélité. C'est ce dessin, en copie agrandie, et sauvé comme par miracle (!), que nous avons le bonheur de communiquer à la Société. » Bulletin pour la conservation, etc., IIe série, VIIe volume, 1869, p. 113-126. «Les Burgmànner de Haguenau et la Burg des Hohenstaufen. » — Dans la préface de son Histoire, I, p. ix, l'abbé Guerber célèbre encore la « bonne fortune, » le « dessin authentique, » qui « restera désormais acquis à l'histoire de notre province. » Toutefois une note de la page 71 nous apprend que le dessin « manque d'authenticité. >• — Cette déconvenue ne doit pas nous empêcher d'ajouter foi à cette conclusion des divers travaux de l'abbé Guerber: « L'ancien sigillé de la ville représente le castel. La basilique palatine occupait le centre du bâtiment principal : elle était octogonale. » (Histoire, etc., I, p. 72.) i. Exemplaire de la Bibliothèque de Strasbourg. — Ce qui est curieux, c'est que le livre fut imprimé par Wolfgang Angst, correcteur de Henri Gran, sans que celui-ci s'en doutât. — A la fin il est dit : In Venetia impressum in impressoria Aldi Minutii » : une fraude de libraire, comme on en rencontre souvent à cette époque. H. Gran était du reste en relations avec Aide Manuce, de Venise. — P. Heitz und K.-A. Barack, E/sassisc/ie Buchermarken, 1892, p. xxxi, xxxn. — 2. De trinitatis erroribus libri septem per Michaelum
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Mais comme l'histoire de ces impressions et de ces imprimeurs a été embrouillée, d'une manière inextricable, par les auteurs les plus savants, il nous la faut brièvement débrouiller d'après les précieuses recherches du professeur SteiflF*.
Thomas Anshelm, de Bade-', parait comme imprimeur en [500 a Pforzheim, la cité de Keuchlin. Il se transporta à Tubingue, et puis, en i5l6 OU i3i;. a Haguenau, où il mourut en [523. Ce lut lui qui, en [521, imprima, pour la première fois en Alsace, le Nouveau Testament en grec.
A Tubingue. Anshelm eut pour correcteur Mélanchthon, et Ton a une lettre d'Anshelm (ô janvier [5l8), adressée de Haguenau à l'imprimeur aurembergi Coburger, dans laquelle il est dit de maitre Philippe : « Je l'ai eu à Tubingue, le cousin [pour: le neveu] de Reuchlin; il est venu me voir t~it mir spcuçieren kommeri)3. » Mélanchthon venait de Tubingue, et voulait surveiller l'impression de sa grammaire grecque.
A Haguenau, Anshelm eut, depuis i5i6, un autre correcteur, Jean Setzer (Secerius), ami de Mélanchthon ', avec qui il avait fait partie d'une même sociétélittéraire à Tubingue. Setzer recueillit, en [5225, la succession d'Anshelm, et imprima les œuvres de Mélanchthon, de Luther, de Brenz. Il prit part à la querelle sacramentaire, comme ardent luthérien, et devint l'adversaire de Bucer et de Capiton. Il fut un des soixante-un imprimeurs, dont toutes les impressions furent mises à l'Index par le pape Paul IV, en 1 55g. Comment ce luthérien décidé imprima-t-il l'ouvrage de Servet ? Probablement par opposition aux Strasbourgeois. A Bàle, on avait refusé l'impression. Les adversaires de nos adversaires sont nos amis. Peut-être que, sans le lire, il le mit sous presse, pour faire pièce à Œcolampade. Celui-ci écrit le 18 juillet 1 53 1 à Bucer: « Secerius a glorifié l'ouvrage comme un excellent livre, parce qu'il déplaira à nos prédicateurs. » — Setzer était mort au commencement de 1 5 3 2 , et Œcolampade lui fit cette oraison funèbre : « Christ, notre Seigneur, n'a pas manqué à son honneur et a payé au typographe le prix de cette œuvre impie, éditée par un homme impie et blasphémateur; il est mort horriblement d'une mort subite6. »
Ainsi, c'est de Haguenau que sont sortis au XVIe siècle le livre le plus célèbre de l'antiultramontanisme, et le premier livre du plus célèbre adversaire du calvinisme. Ajoutons qu'à Haguenau sont nés Antoine Firn, qui devait célébrer, à Strasbourg, le premier mariage d'un prêtre devenu pasteur7, et Capiton, l'un des deux grands Réformateurs de l'Alsace.
Serveto, alias Rêves ab Aragonia. Hispanum— Anno mdxxxi. Exemplaire de M. Vielles, à Montauban. — Dialogorum de trinitate libri duo: de justicia regni Christi capitula quatuor Anno MDXXXn.
i. Centralblatt fur Bibliothckswesen, IX, 1892, p. 296-317. Prof. DrK. Steiff, « Johannes Setzer (Seca der gelehrte Buchdrucker in Haguenau. » — AUgemcme deutsche Biographie, XXXIV, 1892. Steiff, article «Johannes Setzer. > — 1. P. Heitz und K.-A. Harack, p. xxxi. — 3. Heinrich Lempertz, BUderhefte sur Geschichte des Bûcher handels, 1853-1865, donne le fac-similé de cette lettre. — Cette visite était restée mémorable; on lit dans Jseger, La Réformation à Haguenau, 1872, p. 6: «Sur un plan de la ville, fait en 1673, et dont une copie existe à la Bibliothèque de Haguenau, on indique la maison qu'habita Mélanchthon pendant son séjour. » — i. Celui-ci composa pour Setzer une inscription latine, qui a été longtemps conservée ; elle était gravée sur une pierre, surmontée d'une tête de Janus et placée sur la porte de l'imprimerie. — 3. Anshelm cessa d'imprimer en 1522. — 6. Steiff, ouvrages cites. — 7. Voir plus haut, p, 328.
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Les catholiques, que l'empereur avait invités à se réunir avant le Colloque, arrivèrent lentement. L'archiduc Ferdinand, roi des Romains, représentant son frère Charles-Quint, les attendit douze jours et ouvrit leurs conciliabules le 23 mai '. — Ils étaient désunis. Ferdinand leur reproche leur ignorance, leurs mauvaises mœurs. Morone les appelle des « maudits princes » (maladeiti prencipi catholici) -. — Les prélats étaient portés à la conciliation. Ferdinand les traite plus durement que les princes : « Dans les choses où ils devraient être comme des hommes, ils sont comme des femmes, dans leur opposition aux ennemis de la foi ; et dans les choses où ils devraient être comme des femmes, ils sont comme des hommes; ils boivent; ils ont des concubines, c'est pour cela qu'ils se précipitent sur la concorde 3. » — Tout cela signifie qu'on ne pouvait compter absolument ni sur les princes, ni sur les évêques. Mais alors, qu'est-ce? sinon l'aveu que la nation allemande, laissée à elle-même, aurait trouvé moyen de faire la paix avec le protestantisme, et que la politique du pape romain et de l'empereur espagnol était une politique antiallemande, antinationale? — Voilà pourquoi la Curie ne voulait pas de Colloque national et libre.
Elle trouva moyen de l'arrêter, dès les préliminaires. Au lieu de reprendre les discussions telles qu'elles avaient été laissées, quelques mois avant à Francfort, et pour effacer absolument jusqu'à la seule idée d'un Colloque, Morone et ses amis voulurent qu'on reprît les discussions, non seulement telles qu'elles étaient restées, mais telles qu'ils prétendaient qu'elles étaient restées, dix ans avant, à Augsbourg 4 !
Nous avons, du reste, un récit précis et vif du Colloque, envoyé le 28 juillet par Calvin à son ami du Tailly.
Les députés strasbourgeois étaient partis le 21 juin au matin, et arrivés déjà à 10 heures5. Les théologiens ne devaient partir que quand Mélanchthon arriverait 6. La distance de Strasbourg à Haguenau n'était en effet que de six lieues, et pouvait être facilement parcourue. Calvin en profita pour faire quelques apparitions à Haguenau7. Il dit : « Je n'y ay esté de ma part que par manière d'esbat, ny mesme Capito8. » L'électeur de Saxe et le landgrave, défiants, avaient seulement envoyé « leurs ambassadeurs et conseilliez, avec gens de lettres, pour faire tout ce qui seroit de mestier 9. »
i. Opéra, XI, p. 51 et n. 1. Herminjard, VI, p. 234. — 2. Moses, p. 26, n. 2. — 3. Ibid., p. 30. — 1. Ibid., p. 39. — 5. Protokoll von Dunzenheim's Hand. Winckelmann, III, p. 77. — G. Mélanchthon n'arriva pas. Il était tombé malade à Weimar, par suite du chagrin que lui causait l'affaire de la bigamie du landgrave de Hesse. — 7. Gaspard Cruciger, qui remplaçait Mélanchthon, écrivait de Haguenau, le 22 juillet, à son collègue Juste Jonas, à Wittenberg : « Très agréable a été notre commerce avec les très doctes et très éloquents jeunes hommes Jean Sturm, Calvin,... qui ont fait ici plusieurs excursions (guialiquoties hue excurrerunf).* Herminjard, VI, p. 244, n. 9. Cruciger ne parle pas de Farel. Celui-ci, cependant, y passa quelques jours. Calvin lui envoie quelque argent, à Neuchâtel, le 27 juillet, « pour les dépenses, dit-il, que vous avez faites en mon nom à Haguenau. > Herminjard, VI, p. 255 et n. 5. — 8. Opéra, XI, p. 67. — 9. Ibid., p. 65. Cela suffit pour prouver l'inanité du prétexte invoqué par les catholiques afin de faire avorter le Colloque. Les deux princes étaient pleinement représentés.
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Sans consulter les protestants, le roi Ferdinand désigna quatre présidents ou arbitres, ou « moyenneurs, » « à leur poste ■ a la fantaisie des catholiques] : le comte Palatin, l'évêque de Trêves, le duc de Bavière et Pévêque de Strasbourg. Pour montrer leur bonne volonté, les protestants acceptèrent.
Alors les catholiques offrirent « le mariage et la communication soubz les deux espèces. » Mais on ne pouvait entrer en dispute a sans le congé de nostre sainct Père; » et, de plus, « après toute dispute, la sentence définitive soit réservée a sa Majesté [l'empereur et à la saincteté du pape. » Suivait encore une série de conditions restrictives. Naturellement, les protestants les trouvèrent » intolérables, voire mesmes ridicules. Car c'est tout le contraire de ce que l'empereur avoit promis à Frankford. »
Mais, précisément, annuler Francfort, c'était le but. « Une partie de noz adversaires, dit Calvin, ne demande que la guerre. L'empereur est tant enveloppé qu'il ne l'ose plus entreprendre '. Le pape de sa part ne se feindroit pas à se y employer. Car il a faict offrir par son ambassadeur 3ooooo ducatz pour commencer. » Heureusement qu'il y a un « empeschement » : « tous les Electeurs d'un commun accord sont à cela, d'appaiser toutes dissentions amiablement, sans venir aux armes. Leduc de Saxe et le marquis de Brandebourg sont nostres.... L'archevesque de Cologne n'est pas des pires2.... Le conte Palatin désire aussi quelque réformation.... Mayence et Trêves ayment la paix et liberté du pays :!.... » — Encore une fois, on le voit : laissée à elle-même, la nation allemande aurait pu arriver à un accord. La division, la guerre furent la conséquence de la politique romaine et espagnole, c'est-à-dire antinationale du pape et de l'empereur.
Morone triompha4, et le Colloque de Haguenau échoua. Il fut clos le 28 juillet 15405. Le Dr catholique Eck'1 prononça son oraison funèbre en ces termes : « Des réunions de cette espèce sont inutiles; les hérétiques s'en vont tout au plus endurcis : seul un concile peut aider à l'extirpation de l'hérésie. »
i. Quelques jours avant, Calvin avait écrit à Farel : < Notre roi [François Ier] ne laissera pas à l'empereur assez de loisir pour qu'il puisse tourner ses forces contre les nôtres. > Opéra, XI, p. 51. — 2. Voir plus haut. — :t. Calvin à Guillaume du Tailly (un gentilhomme français, réfugié à Genève, et qui est déjà apparu sous le nom de Talearis). Opéra, XI, p. 64-67. Herminjard, VI, p. 256-261. — 4. Oporin, comme Farel, était allé à Haguenau « pour voir ce qui se passerait. » Il ne fut pas très édifié. Pendant que le roi, agenouillé, priait, plusieurs évêques jasaient (garrientes) entre eux et avec l'envoyé français Bayf. Tout lui parut « comme une comédie, qui fait paraître divers acteurs sur le théâtre. » Oporin à Vadian, 3 août 1540. Opéra, XI, p. 68. Voir Myconius à Vadian, lbid., p. 70. — o. Moses, p. 45. — Il faut ajouter que la peste exerçait ses ravages. — 6. Moses, p. 47. — Luther, avec sa parole rude, s'écria: « Ce Colloque d'Haguenau, c'est du fumier ! On y a perdu sa peine et son travail. Les frais ont été vains. > lbid. Parmi ces frais, il faut compter le tonneau de « bonne bière » que les ambassadeurs saxons avaient prié les ambassadeurs strasbourgeois de leur procurer < coûte que coûte > (es kostet, was es wo/te). Winckelmann, III, p. 68. Lettre du conseiller von Dunzenheim à l'Alt-Ammeister Mieg, datée d'Haguenau, le 23 juin 1540.