‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps (volume 5)Chapitre 94 sur 166 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Calvin et le sort ultérieur de la Réformation allemande.

I. La Supplex exhortatio. — i. Unité du système calviniste. — 2. Spiritualisme chrétien. — 3. Le chien qui aboie. — II. Vlnteruu adultero-germanum. — 1. V Intérim. — 2. La justification par la foi. — 3. L'exhortation au martyre.

EPUIS son départ de Strasbourg, a écrit Krummacher, « Calvin ne quitta pas l'Allemagne des yeux.... » C'est sans exagération qu'on a dit : « On peut extraire de ses lettres presque une histoire de la Réformation en Allemagne, aux environs de 1540 '. »

C'est le moment de signaler deux ouvrages, petits et importants, auxquels cet intérêt de Calvin pour les affaires de la Réformation allemande a donné naissance.

1. En i543, Charles-Quint avait convoqué une nouvelle diète pour le mois de février 1544, à Spire. Elle devait encore une fois et, si possible, une dernière fois, s'occuper de la question religieuse et la régler. Après tant d'échecs successifs, il y avait encore des hommes à la foi assez robuste pour espérer : au premier rang, Bucer. Il eut l'idée d'un opuscule que Ton adresserait à l'empereur ; et, dès la fin de i543 (25 octobre), il en écrivit à Calvin, l'excitant à se charger de ce nouveau travail. Quelques semaines après, l'opuscule était achevé2, un opuscule dont Bèze dit : « Je ne sais si, dans ce siècle, on a écrit quelque chose de plus nerveux et de plus grave3; » et dont les éditeurs des Opéra répètent qu'il l'emporte sur la plupart des autres écrits du Réformateur « par la gravité de la

l. H. Krummacher, Calvin S Beziehungen eu Deutschland, 1864, p. 26. — i. Supplex exhortatio ad Cœsarem Carolum Quintum, etc. ; Supplication ou remonstrance sur le faict de la chrestienté et de la Rèformation de l 'Eglise, etc. Opéra, VI, p. 453-534, et Opuscules, p. 506-579- — :1- Opéra, XXI, p. 136.

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pensée et l'élégance du style; »

qu'il est encore aujourd'hui « très digne d'être lu, » et que, « si Calvin n'avait publié que lui, il suffirait pour lui assurer un nom illustre parmi les auteurs de son temps l. »

Quiconque se donnera la peine de parcourir ces pages ne trouvera pas cet éloge exagéré.

Calvin commence par poser la distinction entre le corps et l'âme de l'Eglise: « L'office des prélats et tout l'ordre de l'Eglise, avec tous les sacremens, sont comme le corps; mais la doctrine, laquelle nous monstre la façon d'honorer Dieu droitement, et nous instruit où c'est que les hommes doyvent mettre la fiance de leur salut, est comme Yâme, laquelle donne vie et vigueur au corps, afin qu'il ne soit pas inutile et comme mort 2. »

La doctrine ! Mais il y a plusieurs doctrines. Quelle est la doctrine qu'on peut appeler l'âme de toutes les doctrines calvinistes ? « Le fondement principal du vray service de Dieu est que nous recognoissions Dieu estre la fontaine de toute vertu, justice, saincteté, sagesse, vérité, puissance, bonté, clémence, vie et salut *. » La souveraineté de Dieu, l'honneur de Dieu : voilà ce qui est tout.

De ce premier principe calviniste découle le second, que l'homme n'est rien. Et en effet, Calvin déclare que c'est « l'autre partie. » En même temps, il nous

1. Opéra, VI, p. xxvm. — Le livre paraît avoir été imprimé avant la réunion de la diète (lettre de Calvin à Farel, du 25 mars 1544. Opéra, XI, p. 689). L'édition princeps porte la date de 1543- H y eut une traduction française en 1544. (Ibid., p. xxix.) — 2. Opuscules, p. 508. — 3. Je lis dans un numéro du Correspondant médical, sous la signature du Dr Félix Regnault : « Les nombreux portraits de Charles-Quint nous le représentent avec une hypertrophie énorme du maxillaire inférieur.... Les descriptions que nous ont laissées les historiens sont confirmatives. .. Il mangeait et buvait avec peu de modération et aimait violemment les femmes. Il s'accordait en cela avec le proverbe qui veut que les gens à mâchoire inférieure proéminente aient un caractère bestial.... Les derniers travaux sur ce sujet tendraient à prouver qu'il s'agissait d'une malformation congénitale et héréditaire, analogue à la déformation des mâchoires qui caractérise la race de chiens bull-dogue. La proéminence du maxillaire inférieur est en effet constante dans la famille des Habsbourg. Son frère Ferdinand I" lui ressemblait. Tous ses descendants ont eu le même caractère, depuis Philippe II jusqu'à Philippe IV. Charles II, le dernier des Habsbourg d'Espagne, avait les traits de son aïeul fortement exagérés. » — 4. Opuscules, p. 508.

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Charles-Çjuint, d'après une gravure de B. Behams en 1531 3 (p. 641.)

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révèle le sens religieux de ce dogme, contre lequel on a si souvent protesté. Calvin anéantit l'homme devant Dieu, pour que l'homme, sentant en quoi consisteson néant, c'est-à-dire dans sa culpabilité, se convertisse et soit transformé. « L'autre partie... est de renoncer à nous-mesmes, laquelle emporte qu'en renonçant à nostre chair et au monde nous soyons transformez en esprit nouveau, afin de ne plus vivre à nous, mais de nous abandonner du tout au gouvernement de Dieu '. »

Et avec une parfaite clarté, Calvin montre que là gît toute la différence entre la Réformation et ses adversaires. « Tout le différent que nous avons avec ceux qui contredisent à nostre doctrine est qu'eux n'humilient point assez l'homme et n'exaltent point la grâce de la régénération, comme il appartient. Nous, au contraire, abbatons tellement l'homme, qu'estant réduit à néant, il soit contraint de cercher toute sa justice en Dieu, et non pas seulement une partie -. »

Cela posé, tout est résolu, tout : la question des cérémonies, la question des sacrements, les questions de doctrine, etc., etc. Il faut détruire tout ce qui diminue l'honneur de Dieu, et, pour cela, tout régler d'après sa Parole3.

2. Dans aucun autre de ses ouvrages, Calvin n'a montré avec plus de logique et de simplicité la profonde unité du système calviniste, dernière expression de la Réformation. Nous sommes malheureusement obligé de nous borner à ne signaler que deux caractères de ce traité.

Calvin s'y montre animé du plus pur spiritualisme chrétien, ramenant tout à la foi, et à la foi non pas de tête, mais du cœur : « Dieu ne prise point un festu les cérémonies, et ne s'en soucie nullement, si on les considère en elles-mesmes:

mais il regarde la foy, et la vérité du cœur Dieu requiert principalement de

ses serviteurs le cœur et l'affection.... Il est bien aisé de nommer ces deux mots, foy et repentance; mais ce sont choses bien difficiles, quand ce vient à l'effect. Quiconque donc constitue le service de Dieu en ces deux choses, cestuy-là ne lasche point la bride aux hommes.... La vraye foy, tesmoin sainct Paul, est celle par laquelle est esmeue en nos cœurs une telle fiance, qui nous donne hardiesse de comparoir devant Dieu 4. »

3. A côté de ce pur spiritualisme, Calvin déploie toute la chaleur, toute l'ardeur d'une conviction qui atteint souvent l'éloquence la plus noble et la plus puissante. « Ce n'est pas une affection légère que ce zèle de la maison de Dieu, dont parle David, lequel doit ronger le cœur de tous fidèles. Puis donc que la gloire de Dieu estoit souillée en tant de sortes, ou plustost deschirée, n'eussionsnous pas esté traistres, en nous taisant et dissimulant ? Si un chien voit qu'on face quelque outrage à son maistre, incontinent il abbaye. Eussions-nous donc tenu la bouche fermée, en voyant Dieu violé par tant de sacrilèges 5 ? »

Cette image du chien, fidèle gardien de son maître, est une de celles que Calvin affectionne. Elle le caractérise. Il s'en est servi ailleurs, et, dans le même

l. Opuscules, p. 509. — "2. lbid., p. 530. — 3. Ibid., p. 510, 525, 512. — 4. Ibid., p. 524, 526, 514. — 5. Ibid., p. 549.

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traité, un peu plus loin, il y revient : « Si un chien voyoit faire telle injure à son maistre, comme estoit grand l'opprobre qu'on faisoit à Dieu aux sacremens, il abbayeroit fort et ferme, et s'exposeroit plustost à la mort que de voir son maistre estre ainsi maltraitté, sans y résister. Devons-nous moins faire de service à Dieu qu'une beste ne fait à un homme mortel ' ? »

Citons enfin ce beau passage, beau par le style, non moins que par la pensée : « Pourtant, ceux qui disent que nous ne devions pas nous esmouvoir si fort en une telle corruption de la doctrine de vérité, en une pollution tant exécrable des sacremens, en une calamité tant désespérée de l'Eglise, nous ne les pouvions autrement contenter qu'en trahissant avec une meschante desloyauté le service de Dieu, la gloire de Jésus-Christ, le salut des hommes, l'administration des sacremens et le régime de l'Eglise. C'est une belle chose que modération ; c'est une belle vertu et louable que patience; mais il faut tousjours tenir ceste reigle, que nous ne soyons pas patiens à souffrir que le nom de Dieu soit deschiré par blasphèmes; que sa vérité éternelle soit suffoquée par les mensonges du diable; que Jésus-Christ soit comme craché; que ses mystères soyent poilus; que les povres âmes soyent cruellement meurtries et que l'Eglise soit navrée à mort, jusqu'à ne pouvoir quasi respirer. Cela ne seroit point une mansuétude ne douceur, mais une nonchalance des choses, lesquelles nous doyvent estre plus précieuses que tout ce qui est au monde 2. »

On comprend, en lisant ces fortes périodes, que M. Brunetière ait cru devoir l'avouer : sans Calvin, ni Pascal, ni Bossuet n'auraient été ce qu'ils ont été.

1. Se croyant sûr de la victoire définitive, Charles-Quint, à la diète d'Augsbourg (ouverte le ier septembre 1547), en l'absence du concile de Trente prorogé indéfiniment, et en attendant (intérim) sa nouvelle réunion, crut pouvoir édicter la paix religieuse et ses conditions. Un catholique, Jules Pflug, avait préparé un projet. On adjoignit à Pflug Jean Agricola, en ce moment prédicateur de l'électeur protestant de Brandebourg, et l'évêque in partibus de Sidon, coadjuteur de Mayence, Michel Helding. A eux trois, et non sans peine, ils fabriquèrent le document fameux, connu sous le nom d'Intérim.

L'électeur de Brandebourg avait aussi appelé Bucer, pour que celui-ci couvrît cette nouvelle constitution religieuse de l'autorité de son nom. Mais Bucer, s'il était un conciliateur quelquefois passionné, n'était ni un traître, ni un lâche : il refusa de souscrire 3. En effet, les formules des triumvirs étaient censées chercher un juste milieu entre les prétentions contraires, mais, en réalité, elles accordaient aux catholiques le maintien de presque tous leurs dogmes et de

1. Opuscules, p. 552. — 2. Ibid., p. 555. — 3. « Brandebourg print fort mal cela, et se courrouça aigrement à luy... Granvelle pressoit aussi Bucer par personnes interposées, et luy promettoit grans dons, s'il approuvoit le livre. Mais voyant qu'il n'avançoit rien par promesses, il vint à menaces, tellement que Bucer se retira chez lui, non sans grand danger. » Sleidan, p. 172.

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toutes leurs pratiques, sauf des concessions de mots et deux petites concessions de fait. En attendant le concile, on laissait aux pasteurs mariés leurs femmes; on laissait à ceux qui le voulaient la communion sous les deux espèces, mais avec interdiction de blâmer l'usage catholique. C'était tout.

Proposé, le i5 mai, à la diète. Y Intérim ne rencontra que peu d'opposition. Mais les Réformateurs ne s'y trompèrent pas. Quelques jours après (26 mai 1548), Bullinger écrit à Calvin : « Je crains que c'en soit fait de la vraie religion en Allemagne.... Cet Intérim n'est que le papisme lui-même1. » Charles-Quint se hâta, — par la diplomatie ou par la force, — de vaincre les résistances. Il ne réussit que trop. Une nouvelle lettre de Bullinger à Calvin (14 juillet 1548) est lamentable : « Des villes surtout ont cédé et ont accepté cette forme très impie. Augsbourg l'a acceptée, le 26 juin. Musculus, abandonné par l'Eglise, s'est réfugié chez nous. Toutes les villes voisines ont cédé. L'excellent et très docte Brenz a échappé avec peine aux mains du loup trop cruel. Grâces soient rendues au Seigneur, qui nous l'a conservé. Ont fait défection : Ulm, Nuremberg, Memmingen, Kempten, etc. Strasbourg, Constance et Lindau résistent encore. Quelques princes, peu nombreux, résistent aussi.... Plaise à Dieu que tu sois toimême excité et que tu écrives un antidote contre Y Intérim Prions Dieu qu'il

relève ceux qui sont tombés, et qu'il mette un frein dans la gueule de cette bête avide de sang, pour qu'elle n'aille pas où elle veut 2. »

Bientôt les Suisses commencent à craindre pour eux-mêmes. A côté d'eux, Constance est assiégée, est prise, est annexée à l'Autriche, perdant à la fois sa liberté politique et sa liberté religieuse. Calvin se met tout de suite à l'œuvre, puis s'arrête. Il écrit, le 10 août, à Farel : « Bullinger m'exhorte à écrire contre cette Réformation adultère. Je m'étais mis à l'œuvre avant de recevoir sa lettre. Puis j'avais laissé mon travail de côté. J'ai demandé conseil à Bucer. S'il l'approuve, j'essaierai3. » La réponse de Bucer (3o septembre 1548) n'était pas de nature à faire cesser ces hésitations : « ...Je ne sais que te conseiller. Je désirerais, et je reconnais que ce serait utile aux églises, qu'on découvre les desseins et les fraudes de l'adversaire; mais j'hésite. Est-il utile à l'Eglise d'exciter spécialement contre toi les frelons 4 ? » En même temps, il annonce que, si l'Intérim est appliqué à Strasbourg, ce sera la fin de son ministère dans cette ville. On dirait que, prévoyant le sort qui le menace, il hésite à exposer Calvin à ces mêmes dangers. Mais ce n'était pas une pareille préoccupation qui pouvait arrêter notre Réformateur, et, un mois après, sa réfutation était achevée 5. Un Français réfugié à Genève, René de Bienassis, demanda au Conseil l'autorisation nécessaire pour mettre sous presse.

Le Conseil hésita. Le 29 novembre il donna au syndic Pierre Vandel « commission de le [le livre] fère visité. » Et le lendemain il répondit à l'éditeur :

i. Opéra, XII, p. 706, 707. — 2. Ibid., XIII, p. 7. — 3. Ibid., p. 27. — 4. lbid., p. 56. — 8. Intérim adultero-germanum, etc., 1549; T Intérim, c'est-à-dire, provision faicte sur /es différens de la religion, en quelques villes et pais d Allemagne. Avec la vraie façon de réformer l Eglise chrestienne, et appointer les différens qui sont en icelle. Opéra, VII, p. 549-674- Opuscules, p. 1009-1118.

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« Résoluz que les Srs Pierre Vandel, consindicque, et Claude Roset, conseiller, doybgent appelle le dict Calvin pour sçavoyer le contenuz de la dicte responce affin sçavoyer qu'il n'y aye nul blasme contre les princeps, et, si c'est seulement les remonstrances des abus papaulx, que sa requeste lui soit oltroyé1.» On comprend que nous ayons cité ce texte curieux, et que A. Roget se soit appuyé sur lui pour montrer jusqu'à quel point les historiens se trompent en parlant de la théocratie de Calvin. Quel théocrate que ce pasteur mandé devant le syndic et dont les livres sont soumis à la censure du Conseil ! Calvin n'était rien que Calvin, une autorité morale, l'autorité de l'intelligence, de la volonté et de la foi. Mais voilà pourquoi ici encore le Réformateur l'emporta. Finalement le 12 décembre, Calvin écrivit à Farel : « La publication de mon opuscule, après que j'ai eu fait honte à beaucoup, a été enfin permise 2. »

Si l'œuvre était dangereuse, elle était en même temps singulièrement difficile, car Y Intérim c'était bien la doctrine catholique, mais atténuée dans l'expression, enfermée dans des formules habiles et subtiles. Il s'agissait de dissiper une équivoque presque continuelle.

Evidemment, Calvin était l'homme spécialement capable de le faire. En passant de la lecture de l'Intérim à la lecture de la réfutation de Calvin, on passe d'une atmosphère dans une autre : là le demi-jour, un air tiède, des parfums qui portent au cerveau ; ici une lumière crue, un air rude, qui chasse tous les miasmes et tous les malaises.

Dès le début, il dénonce les « bastisseurs d'une concorde fardée, qui nous laissent tellement [de telle sorte] la moitié de Jésus-Christ que cependant il n'y a nulle partie de sa doctrine, laquelle ils n'obscurcissent, ou barbouillent de quelque mensonge3.» Et, jusqu'à la fin, il déchire les voiles, il brise les masques, toujours avec habileté, souvent avec violence.

Nous laissons de côté tout ce qui concerne la controverse proprement dite, et nous nous bornons à deux points, la notion de la justification par la foi et l'exhortation au martyre.

2. Calvin montre d'abord qu'il ne s'agit pas ici pour lui d'une question de théologie spéculative. La justification par la foi est le dogme des dogmes pour le calviniste. Et pourquoi ? « Il est ici question de mettre les consciences en repos, sans lequel nous sommes tous malheureux, voire quasi perdus. La question, di-je, est telle : où c'est que les consciences se doyvent appuyer, pour avoir asseurance de leur salut'*.... »

C'est précis. Le calvinisme (comme tout le vrai protestantisme) relève de la conscience, de la vie religieuse, de la vie morale. La doctrine du salut par les

l. Registres du Conseil, Vol. 43, f. 253 et 255. — Voir A. Cartier, Arrêts du Conseil de Genève sur le fait de l'imprimerie, de 1541 à ijyo, 1893, p. 107-115. — A. Roget, L'Eglise et l'Etat à Genève du vivant de Calvin, 1867, p. 46. — 2. Opéra, XIII, p. 126. — Cet ouvrage eut trois éditions en 1549. La troisième parut en Allemagne, faite par quelque ultra-luthérien (Flaccius ?), qui, dans une postface, accusa Calvin de pélagianisme à propos du baptême des enfants, etc. Ce fut l'occasion d'une réponse de Calvin : Appendix libclli adversus intérim adi/ltero-germanum. Opéra, VII, p. XL-XLU. — 3. Opuscules, p. 1043. — 4. Ibid., p. 1045.

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