‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son tempsChapitre 14 sur 156 · Vitet, p. 9. — 2. Ibid., p · texte numérisé non relu

Vitet, p. 9. — 2. Ibid., p

salle capitulaire ! (Page 21), une salle admirable, dont la voûte est supportée, au milieu, par quatre colonnettes minces, hautes, n’arrêtant ni le jour ni la vue. Tout cela est d’une hardiesse svelte, d’une décoration pure et fine, « modèle d’élégance, a-t-on dit, sans recherche, et de richesse sans profusion, » qui rappelle les plus célèbres salles - capitulaires par exemple celle de Saint- Martin des Champs à Paris "attribuées l'architecte même de la Sainte-Chapelle.

C’est que le chapitre de Noyon était un chapitre antique et puissant, avec des droits nombreux et des prétentions particulières.

Les chanoines, au nombre de 57, étaient appelés Messeigneurs.

« Messeigneurs, je deviens votre homme, »

tel'étaitiemdeburdn serment Hprété par chaque tenancier du chapitre. Et, au commencement du XV® siècle (1404), un concile des chapitres de la province Rhémoise décida: « Aucun chanoine ne pourra chevaucher hors la ville, au delà | | d'une lieue, sans deux

Cathédrale de Noyon. Façade. (p. 14) chevaux et un valet convenable. »

De grands seigneurs, ainsi pénétrés de leur importance, avaient voulu une salle digne de leur puissance et symbole de leur orgueil.

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4. « Les historiens n’ont vu qu’une salle capitulaire et un cloître bâtis à grands frais, nous ne savons trop pourquoi, dans le XIIIe ou le XIVe siècle, puisque les chanoines de Noyon étaient alors sécularisés ; et ils ne se sont pas aperçus que toute cette partie, au nord de l’église, conservait encore tous les bâtiments conventuels de l’ancienne vie canoniale. Ils n’ont pas vu qu’à côté de cette salle était la cuisine, communiquant avec l’immense grenier qui est au-dessus et avec la basse-cour ; qu’au-dessous de ces bâtiments était une vaste et magnifique cave, dont l’escalier

F: C’est donc ici que s'est déroulée en grande partie l’histoire ecclésiastique de Noyon, et l'on peut dire la plus grande partie de l’histoire familiale des Cauvin. [ci paraissait Gérard; ici on accorda des bénéfices à ses enfants; ici « lecture fut faicte par Jean Calvin des statuts et serments par luy prestés suivant la coutume, »lorsqu'à l’âge de

douze ans il fut mis « en réelle possession » de son premier bénéfice ; ici on discuta maintes fois le sort du fils

aîné Charles; ici Charles réclama l’absolution pour le cadavre de son père; tout cela entre les grandes

discussions avec la corporation des bouchers, au sujet du droit qu'avait Île chapitre sur certaines épaules de mouton,

et les débats non moins mémorables relatifs à la barbe de l’évêque Jean de Hangest.

Le rival du chapitre c'était, en effet, l'évêque. Le chapitre est à gauche de Ia cathédrale, l'évêché est à droite, séparé

IIS ge encore de la nef par un assez grand jardin. Cathédrale de Noyon. Tours. (p. 14) (Page 22.) On voit, branlante et menaçant ruine, la chapelle particulière des évêques,

car ils avaient besoin d’une chapelle à eux, à quelques pas de l’église des autres.

Quant à l'évêché lui-même il n’en subsiste que des fragments, mais pleins de

dérobé, pour aller chercher la boisson journalière, venait répondre dans le cloître, précisément à côté de la porte de la cuisine ; que le puits de la communauté était au milieu du préau ; qu’en face de ces bâtiments, à lorient, étaient d’autres pièces conventuelles, à deux pas du revestiaire et du trésor, et qu’enfin, au-dessus de ces deux pièces, était le dortoir. » Antiquités de Noyon, par Moët de la Forte-Maison, 1845, p. 355. « On divisa la salle en deux parties inégales pour avoir une cuisine et un réfectoire. On voit encore dans cette cuisine l’endroït où était la cheminée, qui a été démolie, car les deux consoles ou jambages, et les corbeaux de bois qui soutenaient le manteau de cette cheminée, à la hauteur de six pieds, existent toujours. » Id., 379, 381. — 2. Aujourd’hui la bibliothèque du Conser-

vatoire des arts et métiers.

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caractère (Page 23) : deux fenêtres du premier étage, et surtout la fenêtre de l'étage au-dessus, qui font si bien apprécier la richesse de tout l'édifice. Le fondateur de ce palais (en 1515) était Charles de Hangest, neveu du

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