Nous voici sur la place de Grève
La place de Grève! Que de pages il faudrait pour écrire l’histoire, même religieuse, de cette place, où la Maison aux piliers, acquise par Philippe-Auguste en 1212, devint le premier Hôtel de ville (Page 285), en 1357, et où l’on n’a cessé d'exécuter innocents et criminels pendant cinq siècles, depuis 1310 jusqu'aux premières années de ce siècle‘! Les annales de la place de Grève rivalisent,
1. Albert Lenoir, Statistique monumentale, o. c., p. 256, et Atlas, qui donne la tourelle d’un hôtel de cette rue. — 2. Bulletin, XV, 1866, p. 20. — 3, Ibid., I, 1853, p. 518. — 4. Le jour de la Pentecôte 1310, Philippe-le-Bel fit brüler un prêtre de Beauvais accusé d’hérésie, une femme qui avait répandu des écrits suspects et un juif. — Le 21 septembre 1822, furent exécutés les quatre sergents de la Rochelle.
au XVI° siècle, d'horreur et de sublimité avec celles de la place Maubert. N’évoquons que deux souvenirs.
Le samedi, 16 avril 1529‘, périt celui dont Bèze a dit : « La France eut pu recouvrer un second Luter en Louys de Berquin?. » La veille il avait été condamné à faire amende honorable, criant merci, à genoux, la torche en main, à la place de Grève, où le bourreau brülerait ses livres, puis au Parvis, où le
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