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Orléans. Les Grandes Ecoles {. (p. 317.)
4. Quand je visitai Orléans pour la première fois, l'original de ce dessin, une aquarelle de Pensée, appartenait à un vénérable ecclésiastique, l’abbé Desnoyer, évêque in partibus, et archéologue distingué. Ce digne vieillard m’accueillit avec une grande amabilité. Nous causâmes de Calvin. En m’accompagnant à la porte, il s'arrêta un instant et me dit à demi-voix : « Ces accusations sur Calvin... » Il voulait savoir, sans oser me le demander directement, ce que je pensais des accusations d’immoralité lancées contre le Réformateur. « Complètement fausses, lui dis-je. — Tant mieux, » mé répondit-il, comme soulagé, et sa figure s’éclaira d’un bon sourire. — 2. De Buzonnière, I, p. 79. — 3. Dans une vitrine se trouve la clef de l’ancienne porte. — Quand les grandes Ecoles furent bâties pour les cours, la salle des Thèses resta la bibliothèque et le lieu de réunion des docteurs. De nombreux documents portent cette mention: « En la salle de la librairie, lieu ordinaire de nos délibérations. » Boucher de Molandon, o. c..
H. Armand-Delille,
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Orléans. Salle des Thèses. (p.
affirme que le nom du grand Réformateur est resté longtemps gravé sur une des colonnes.
On ne l'y retrouve plus. Qu'importe? C’est son nom qui vient toujours à la pensée, dès qu’on entre dans la salle, son nom, au milieu de combien d’autres! Là passèrent Reuchlin, l'oncle de Mélanchthon, et Le Fèvre d’Etaples, qui séjourna quelque temps à Orléans, en 1503!, et Théodore de Bèze, reçu licencié le 11 août 1539, et Hotman, et Anne du Bourg, et Budé, et Charles Du Moulin, et François Taillebois, le martyr de la Saint-Barthélemy, et Agrippa d’Aubigné..….. C’est toute la Réforme qui se dresse devant nous.
— Au milieu de cette assemblée, sous ces voûtes, dans la lumière vivante dont les vitraux éclairent et colorent les peintures et les statues, quel spectacle! La salle est remplie par les professeurs, les officiers du roi et de la ville, les notables. Le candidat, accompagné de ses amis, se présente, prononce un discours latin à l'éloge du droit, et demande qu’on lui confie les insignes du doctorat. On lui fait prêter serment. Puis il monte sur l'estrade. Alors on lui attache une ceinture, on lui passe une bague au doigt annulaire de la main gauche,
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Orléans. Entrée de la maison de Duchemin, rue du Pommier. (p. 318.) on met sur sa tête le bonnet de docteur, et on
place entre ses mains les livres du droit canon et du droit civil, en lui déclarant que désormais il jouit de tous les privilèges attachés au doctorat : enseigner, donner des consultations, briguer une magistrature, etc., etc. On l’embrasse en signe d'éternelle amitié, et on se met en prières. Il ne reste plus qu’à lui remettre le diplôme même, sur parchemin, auquel sont suspendus le sceau du chancelier et celui de la Faculté de droit ?.
En faisant quelques pas encore dans la rue de l’Escrivinerie, nous débouchons dans la « Grande rue de la porte Bourgogne, » qui a gardé son nom. Et en face de nous (à la place de la Préfecture actuelle), est l’église Bonnes- Nouvelles, où se réunissait la nation de Picardie, et où Calvin présida les réunions dont nous avons parlé. Détruite en 1562, elle fut reconstruite quelques années après et disparut ensuite définitivement.
Nous contournons l’église et entrons dans la rue des Grandes Ecoles. Ici, à
4. Il habitait au cloître Saint-Aignan. Graf, Faber Stapulensis, p. 17. — 2. Nous avons reproduit la cérémonie telle qu’elle se pratiquait à Bourges. (Raynal, III, p. 385.) Elle devait être à peu près la même à Orléans,