‹ Jean Calvin, les hommes et les choses de son tempsChapitre 9 sur 156 · AU LECTEUR BIENVEILLANT IX · texte numérisé non relu

AU LECTEUR BIENVEILLANT IX

Je dois aussi mentionner tout spécialement M. Damagnez, pasteur à Asnières-les-Bourges, qui s’est donné tant de peine pour me procurer des renseignements, des documents et des photographies; — M. Guitton, pasteur à Poitiers, qui m’a envoyé de vrais paquets de notes, et ne s’est pas lassé de répondre, avec autant d’amabilité que de compétence, à toutes mes questions; — M. le professeur Bernus, de Lausanne, qui m’a fourni des notes dont la précision rivalise avec celle de M. Herminjard, et qui, dans le cours de l’impression, a bien voulu me rendre, si souvent, les plus précieux services; — M. Vielles, directeur du séminaire de Montauban, qui a mis à ma disposition son érudition et sa bibliothèque, également riches; — M. Weiss, qui, outre maints renseignements utiles, m’a donné toutes les facilités possibles pour user de la Bibliothèque du Protestantisme et faire prendre de nombreux fac-similés; — M. le pasteur Paul de Félice, qui m’a communiqué non seulement des livres rarissimes, mais le chapitre inédit de Pun de ses futurs ouvrages ; — M. le pasteur Wheatcroft, d'Orléans...

Je n’ai pas besoin de dire — puisque tout le monde peut le voir — ce qu’a été la direction artistique de M. Eug. Burnand. Je lui exprime toute ma sincère reconnaissance. Mes vifs remerciements aussi à mes collaborateurs permanents, à M. H. Armand-Delille, lhabile artiste auquel sont dus tous les dessins autres que les fac-similés, et à MM. Bridel, des éditeurs qui ne m'ont refusé aucune dépense. Ils n’ont épargné ni leur talent ni leur peine, pour réaliser, lun avec sa plume, les autres avec leurs presses, l'idéal que j'avais entrevu.

J'ai indiqué dans le cours du volume les personnes qui ont bien voulu me rendre des services particuliers : qu’il me soit permis de nommer encore ici M. le pasteur Lauriol, M. le comte de la Villestreux, M. le pasteur Dupin de Saint-André, qui ont pris pour moi un grand nombre de vues photographiques. Et si, dans la foule de mes collaborateurs, j'oublie en ce moment quelqu'un, qu’il me le pardonne. Personne ne regrettera plus que moi cette ingratitude involontaire.

Malgré tous ces secours — aucun critique ne le dira aussi vivement que je le sens — nombreux sont les défauts de l’ouvrage que je présente avec grande crainte au public. Je commence en effet à trop bien connaître mon sujet pour ne pas savoir quelles en sont les difficultés presque insurmontables.

Tel qu’il est cependant, malgré ses lacunes et ses erreurs, si ce livre servait la cause de la vérité, de cette vérité que lPhomme est condamné à atteindre peu à peu et comme par approximations successives, s’il faisait mieux connaître Calvin tel qu’il fut, s’il augmentait le respect et la sympathie, non pas seulement pour un grand homme, mais pour un grand croyant, et surtout s’il servait en quelque mesure la cause de la foi évangélique, et, comme disait Calvin, de « l’honneur

de Dieu, » tous mes efforts seraient plus que récompensés et tous mes désirs seraient comblés.

MONTAUBAN, janvier 1899.

Page 1