‹ Jean Chacal, souvenirs d'un zouaveChapitre 19 sur 19 · S24 JEAN CHACAL · texte numérisé non relu

S24 JEAN CHACAL

J'avais tiré mon pistolet.

Au moment où j'appuyais le doigt sur la détente, il détourna le coup.

— Ce n'est pas en se tuant qu'on répare ses faute?, me (iil le général; fais le bien et tu effaceras le mal qui a souillé la vie.

Il piqua son cheval et disparut.

Moi, je m'enfuis en vous entendant venir; je prévoyais que vous supposeriez que j'avais tiré sur le général v^-f que cette fois vous me fusilleriez sans rémission ; je voulais vivre pour me réhabiliter.

— Rien ! dit Jean. Qu'as-iu fait?

Langelo reprit :

— j'ai d'abord essayé de ra'aboucher avec votre groom, qui m'a blessé au moment même où je cherchais à vous servir; mais il ignorait mes intentions et je lui pardonne.

La blessure guérit vite du reste; j'avais une large courroie passant d'une épaule à l'autre qui a amorti le coup ; cette courroie tenait un sachet qui me fait le tour du corps et contient ma foHun^.

— Ensuite?

— Ensuite... je lis ce que je devais... j'étranglai le comte et je m'enfuis.

11 y eut un moment de silence que Je.ju rompit.

— Maintenant, que désires-lu?

— Un pardon et un conseil.

— Le pardon, tu l'as, et mon avis, c'est que tu ailles l'engager dans l'armée des Paraguayens, où tu ne tarderas pas à te faire un nom.

— Merci ! dit Langelo.

Et il s'éloigna.

Il doit être embarqué à cette heure.

Quant à Pierre, il nous a apporté les dernières notes de Fnn patron, qui, selon sa promesse, lui a donné une pacotille pour la Chine; le gamin vogue à celte heure vers la Céleste-Empire.

Qu'il y gagne un million. „

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