‹ Jean Chacal, souvenirs d'un zouaveChapitre 18 sur 19 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quelques jours après l'armistice, Jean épousait la comtesse...

Luidgi attendait avec impatience son ami Giuseppe qui lui avait promis de revenir de Sicile pour assister à la cet é-' monie, à la suite de laquelle le jeune volontaire devait aller en Sicile pour voir la sœur de Giuseppe et se marier avec elle.

Il se désolait, car Giuseppe n'arrivait pas.

Dans une demi-heure on devait partir.

Jean entra dans la chambre oui se dépitait Luidgi ; il riait.

— Lnidgi, dit-il, voici une singulière aventure! Vous vous mariez aujourd'hui.

— Moi ! moi! fit le ieune homme.

— Oui. Imng'incz-vous que ce luu de Giuseppe a rempli, à voire insu, toutes les formalités voulues par la loi, tout est prêt ! C'est, ma foi, une singulière surprise.

— Mais Ginna!

— La voici ! dit une voix.

El une ravissan'e jeune fille ressemblant, et pour cause, à Giuseppe comme une goutte de rosée ressemble à une goutlp, (l'eau, entra à son tour.

Jenn se relira.

Luid^i était ému, troublé, embarrassé. Le cœur lui battaU fort.

— Signora! dit-il, je... vous...

Mais Ginna le tira d'embarras.

-- Embra'^se-moi, dit-elle.

Luiflgi fut stupéfait.

— iSe reconnais-tu pas Giuseppe? demanda Ginna. Coup de tonnerre.

Luidgi pâlit, rougit, rit et pleura... tout cela en moins d'une minute.

Ce fut Ginna qui lui sauta au cou.

Une heure après, ils étaient mariés tous quatre...

Trois .jours apr^s cet événement, un homme se présentait à l'hôtelde la comtesse.

C'était Langelo.

On le conduisit devant Jean.

A son aspect, celui-ri iressaijlit.

— Que viens-tu faire ici? deman-la Jean.

— Vous apporter la tranquillité ! dit Langelo.

— Que veux-tu dire?

— Écoulez.

Et Langelo raconta ce qui suit :

Quanti Garibaîdi m'eui >i généreusement pardonné, je me sentis ému, écrasé, bouleversé.

Tout mon pas:é pesait sur moi et m'étoutiait.

Alors, je fus saisi d'une idée subite d'expiation ; je courus du côté où Garibaîdi av;.it c;i>j ru, et je l'alleignis bientôl ; il allait monter à cheval.

— Mon général, !ui dis-je, vous m'avez faii grâce j moi, je me fais justice.

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