‹ Jean Dacier; drame en cinq actes, en versChapitre 49 sur 88 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MARIE, RAODL.

RAOUL, entrant au Tond.

Marie!..

MARIE

Enfin, c'est vous I Il était temps, je crois que je devenais folle. Mais que s'est-il passé?.. Non, venez, le temps vole, Ce n'est pas le moment de vous interroger... Ne songeons qu'au départ, à la fuite, au danger.

Emmenez-moi... (EUe chanceUe.)

RAOUL, la soutenant.

Marie !..

MARIE

Il faut partir, vous dis-je 1

Vous ne pouvez marcher...

MARIE

Ce n'est rien... un vertige.

(Elle fait un effort et retombe.)

Il le faut cependant.

RAOUL

Reposez-vous un peu.

Votre main est glacée et votre front en feu. Calmez-vous : l'heure approche où la nuit favorable Va nous envelopper d'un voile impénétrable. Ne craignez rien, je veille.

MAUIE.

Oh ! restez près de moi, Raoul : l'ombre m'entoure et me remplit d'effroi. Je n'ai plus de raison, je n'ai plus de courage ; Je tremble comme un jonc frissonnant sous l'orage. Oh ! que n'étiez-vous là quand cet homme est venu ! Quel obstacle a surgi, qui vous a retenu ? Pourquoi m'avoir livrée à des mains étrangères ? Votre voix eût chassé les ombres mensongères, Et je n'aurais pas pris, croyant venir à vous, La main de ce soldat qu'ils ont fait mon époux.

RAOUL

Cet homme?..

MAUIE.

Ah ! vous voyez que je ne suis pas morte ! Jusqu'iei son respect sur son amour l'emporte,

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