ACTE TROISIKME
Mais il peut revenir, vous voir, vous dénoncer...
KKOVL.
Donnez ;ï votre effroi le temps de s'apaiser.
Reposez-vous encor : vous en serez plus forte.
Quant à cet homme... il meurt, s'il franchit cette porte.
Ali ! sans lui, vous seriez libre ; j'avais compté
Sans cet acharnement de la fatalité.
Croyiez- vous donc, après avoir lu mon message,
Que^ous ne serions pas prêts à votre passage ?
Nous étions là, debout, armés et résolus.
Vous passiez prisonnière, et vous ne l'étiez plus.
— J'ai tout appris : je sais par quelle ruse infâme Cet homme a prétendu faire de vous sa femme. Laissez-le caresser Tespoir qui l'a séduit...
— Dieu merci!., nous fuirons de Nantes cette nuit. Et demain, achevant l'œuvre de délivrance.
Le vent nous portera loin des côtes de France. Souvenez-vous, alors, que vous m'appartenez.
MARIE
Partons.
RAOUL
Êtes-vous mieux? •
BIARIE.
Je puis marcher. Venez !
76 JEAN DAaER.