‹ Jean Dacier; drame en cinq actes, en versChapitre 65 sur 88 · SCÈNE M · texte numérisé non relu

SCÈNE M

LES MÊMES, BAUDRU

BAIDRU, entrant.

Pardon, mon commandant!., ce sont des Vendéens Qu'on a surpris, rampant près de la maisonnette; Quelques coups d'arme blanche ont fait la place nette, Car ils n'étaient que dix. Pourtant, il en reste un Qui voudrait vous parler.

JEA.N.

Au diable l'importuu !

Qu'espère-t-il? (î%aer quelques instants, peut-être. — Demande-lui son nom... qu'il se fasse connaître.

BAUDRU

Il se nomme Raoul de Puylaurens.

MARIR.

Lui!..

JEAN

Lui!..

Allons! décidément, j'ai la chance aujourd'hui.

BAIIDRI.

C'est mieux qu'un paysan : des mains de jeune ûllc...

JEAN

C'est bien ! laisse-nous seuls.

BAUDRl.

Et lui?..

Suffit.

Jean !

JEAN

BAIDRU.

MARIE

JEAN

Qu'on le fusille !

Il vous plaît de le revoir encor Eh bien ! soit! j'y consens, (a Baudru.) Amène-le d'abord.

(Baudru »ort.)

Je suis bien aise, aussi, de le voir face à face. Il peut me dire, lui, ce qu'il faut que je fasse, Lui qui vous connaît bien et qui sut vous charmer. Pour toucher votre cœur et pour vous désarmer.

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