SCÈNE ffl
LE COMTE, MARIE , puis JEAN.
LE COMTE
Près de nous , Tout est heureux, je crois; et cela, grâce à vous.
M.KRIE.
Non, je n'ai fait ici que marcher sur vos traces. Ils ne doivent qu'à vous leurs actions de grâces ; Et si j'ai pu parfois dans le bien vous aider. C'est que vous étiez là , toujours , pour me guider. Aussi je vous sais gré, bien plus qu'eux tous encore , De toutes ces gaités que vous faites éclore , Et qui rendent nos bois , séjour que Dieu bénit , Doux comme une chapelle et joyeux comme un nid.
LE COMTE
Chère femme !
Et pourtant, malgré vous, je devine Quelque secret souci dont l'ombre vous domine. De vos chagrins, surtout , mon cœur est envieux. — Raoul n'a pas écrit?..
LE COMTE
Son âge est oublieux...
Mais son âme est ardente, et son épée est prompte : Son œil voit l'ennemi, mais jamais ne le compte !.. Je regretterais trop ce sang viril et pur S'il coulait, inutile, en quelque duel obscur!
MARIE
Oh ! vous ne croyez pas ?..
LE COMTE
Pardon ! je vous alarme.
MARIE
Il est votre neveu...
LE COMTE
Votre amitié me charme.
Mais je suis un vieillard prompt à désespérer: Et, d'un instant à l'autre, il peut nous rassurer.
(Appelant.) (Avec impatience.)
Qui sait même ! . . Holà ! . . Jean ! . . Jean ! . .
JEAN, paraissant à gauche.
Monsieur m'appelle?.
LE COMTE
A qui, diable ! en as-tu de rêver?., à ta belle ?..