‹ Jean Dacier; drame en cinq actes, en versChapitre 7 sur 88 · SCÈNE ffl · texte numérisé non relu

SCÈNE ffl

LE COMTE, MARIE , puis JEAN.

LE COMTE

Près de nous , Tout est heureux, je crois; et cela, grâce à vous.

M.KRIE.

Non, je n'ai fait ici que marcher sur vos traces. Ils ne doivent qu'à vous leurs actions de grâces ; Et si j'ai pu parfois dans le bien vous aider. C'est que vous étiez là , toujours , pour me guider. Aussi je vous sais gré, bien plus qu'eux tous encore , De toutes ces gaités que vous faites éclore , Et qui rendent nos bois , séjour que Dieu bénit , Doux comme une chapelle et joyeux comme un nid.

LE COMTE

Chère femme !

Et pourtant, malgré vous, je devine Quelque secret souci dont l'ombre vous domine. De vos chagrins, surtout , mon cœur est envieux. — Raoul n'a pas écrit?..

LE COMTE

Son âge est oublieux...

Mais son âme est ardente, et son épée est prompte : Son œil voit l'ennemi, mais jamais ne le compte !.. Je regretterais trop ce sang viril et pur S'il coulait, inutile, en quelque duel obscur!

MARIE

Oh ! vous ne croyez pas ?..

LE COMTE

Pardon ! je vous alarme.

MARIE

Il est votre neveu...

LE COMTE

Votre amitié me charme.

Mais je suis un vieillard prompt à désespérer: Et, d'un instant à l'autre, il peut nous rassurer.

(Appelant.) (Avec impatience.)

Qui sait même ! . . Holà ! . . Jean ! . . Jean ! . .

JEAN, paraissant à gauche.

Monsieur m'appelle?.

LE COMTE

A qui, diable ! en as-tu de rêver?., à ta belle ?..

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