‹ Jean Dacier; drame en cinq actes, en versChapitre 87 sur 88 · LES MÊMES, BAUDRD, BERTHAUT · texte numérisé non relu

LES MÊMES, BAUDRD, BERTHAUT

MARIE

Oh ! laisse-moi te suivre, en bas, jusqu'à la porte. Tiens, je ne pleure pas; vois mes yeux, je suis forte. Laisse-moi, je t'en prie! hélas! pour quelques pas.

JEAN

A quoi bon prolonger nos douleurs ici-bas ? M'aimez-vous?

MARIE

Si je t'aime!

JEAN

Eh bien ! soyez bénie !

Je fais le premier pas dans la route infinie :

Vous m'y retrouverez ! (Il »e dirige vers U porte.) BAt'ORU, lui baisant la main.

Mon commandant!

JEAN

Berthaul!

if» . JEAN DACIEK.

BERTHAL'T, l'embrassant.

Va , mou fils ! tu meurs bien !

MARIE

Jean!

MARIE

Courage! à bientôt.

(Ils sortent.)

(Elle s'élance pour les suivre; Baudru l'arrête sur le seuil de la porte. Elle recule et vient tomber à genoux au milieu de la scène.)

Oui, j'irai te rejoindre ! oui, bientôt, je l'espère,

Vous me rappellerez, ô mon Dieu! notre père!

Au pied de votre trône aux célestes degrés,

Dieu grand ! Dieu fort ! Dieu bon ! vous nous réunirez !

Alors, vous n'aurez plus pour nous, Dieu tutélaire,

Qu'un regard de clémence, et non plus de colère.

Il sera là, vivant, des anges salué!..

Jean!., à toi!., toujours!.. (On entend un feu de peloton.)

— Ah ! c'est moi qui l'ai tué !

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