‹ Jean de CandidaChapitre 27 sur 67 · Rev. num., 1894, pp · texte numérisé non relu

Rev. num., 1894, pp

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Tavait eue au moment où Candida fit son portrait. Quant à l'autre médaille (pi. VIll, 7), il suffit pour l'instant de savoir qu'elle est antérieure aux derniers mois de l'année 1493, puisqu'elle ne porte pas la qualification d'archevêque de Reims.

Les lettres de G. de la Mare ne font allusion à aucun fait précis; elles ne sont ni datées, ni rangées toujours chronologiquement; et, déplus, on ne peut rien déduire des titres inscrits en tête de quelquesunes et remplacés dans les autres par des points. Il semblerait au premier abord que si l'on complétait l'adresse de notre lettre, en se servant de la suscription de la dernière énumérant tous les titres, on pourrait arriver à un résultat. Mais on s'aperçoit rapidement que partout Robert Briçonnet est appelé chancelier de France, alors cju'il ne l'était sûrement pas encore, quand furent écrites plusieurs lettres de ce recueil; la première, par exemj)le. est adressée par G. de la Mare à son maître Robert Briçonnet, et il y rappelle sa récente entrée en fonctions, laquelle n'est pas antérieure à la fin de 1493. On peut établir, en effet, au moyen de synchronismes, que G. de la Mare n'entra pas en fonctions avant cette époque. Nous aurons ainsi une première date extrême ; our la lettre écrite à Candida ; la seconde sera Iburnie par la médaille visée dans la lettre même.

Dans la première lettre, G. de la Mare fait allusion à sa nomination récente et il annonce (ju il vient d'achever l'épitaphe du père de Guillaume Briçonnet, à laquelle on ne peut évidemment pas le fdire travailler avant le mois de novembre J'i93, puisque .Jean

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Briçonnet (d'après le P. Anselme, t. VII, p. 428) mourut le 30 octobre 1493. Cette lettre ayant été écrite à Paris le XVI 1 des kalendes de janvier (16 janvier), il ne s'agit évidemment que du 16 janvier 1494. On peut donc supposer que Guillaume de la Mare •devint secrétaire de G. Briçonnet au commencement du mois de janvier 1494 ou dans les dernières semaines de l'année 1493.

D'autres lettres, la troisième et la quatrième, par exemple, écrites à son frère Rolland au commencement de l'année 1494, confirment pleinement cette hypothèse. Dans la troisième, G. de la Mare se félicite d'avoir trouvé un tel maître, si soucieux de la personne de son secrétaire. 11 ajoute qu'il sera prochaiment à Lyon avec le roi, que les armées commencent à partir et que la mort du roi Ferrand va faciliter la conquête de Naples. Or, l'on sait que la mise sur pied des soldats devait commencer à la Noël 1493^ et que Ferdinand d'Aragon mourut le 25 janvier 1494.

Dans la quatrième lettre, G. de la Mare se félicite encore (comme d'une chose assez récente, semble-t-il) de servir un tel maître, grand admirateur de son talent, et qui lui promet de grands biens. La reine, dit-il, est entrée à Lyon aux ides de mars (c'est-à-dire le 15 mars 1494). Le roi est irrévocablement décidé à entreprendre l'Expédition, les préparatifs marchent rapidement et l'on envoie des ambassadeurs pour obtenir le passage. Cette lettre est datée de Lyon le V des kalendes d'avril (28 mars). Ici encore, pas de doute, il s'agit bien de l'année 1494.

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