Cf. A Heiss, Hei'. num., 1890, pi. XI, n
protonotaires Antongaleazzo Bentivoglio et Casali Gatelano^ dont Sperandio nous a laissé les effigies.
Mais cette espèce de bonnet, de calotte ou de barrette ressemble fort à celle que recevaient les étudiants quand ils étaient admis au grade de maître es arts, ou en théologie. Quant au chaperon en forme de capuce et à coiffe abattue sur le dos, il paraît très analogue à celui qui ornait la robe des docteurs ~. Ainsi donc, ce bonnet et cette petite pèlerine à capuchon caractérisent le « maître » ; ce sont, en effet, encore là les insignes attribués, dans une danse macabre publiée sous le nom de Jean Gerson, au « maistre qui est au bout de la dance », et qui a déjà figuré à sa place et avec le même accoutrement dans le funèbre cortège ^\
Rien ne nous permet de fixer d'une façon sûre la date de la médaille de Gratia Dei ; mais il est à croire, à raison du style et de la dimension, que Candida exécuta cette pièce avant 1475, à Tépoque où un ami modelait son propre portrait. Maître Antonio, son compagnon d'humanités, venait de clore le cours de ses études théologiques par l'obtention du grade de docteur, avant d'être attaché à la cour pontificale. Cet Antonio Gratia Dei paraît être arrivé à un âge assez avancé, car sa signature apparaît encore au mois de septembre 1529 sur une bulle enregistrée à la chambre apostolique^.
1. A. Heiss, Sperandio, pi. III, n» 3 et p. 30 ; pi. V, n" 2 et p. 35.