Quicherat, U'ist. du costume, \'° édit., p
2. Dans l'antiquité, le myrte était consacré à Vénus ; depuis la Renaissance, il est le symbole de l'Hyménée et de l'Amour. Donnons quelques exemples. Au bas du portrait de Marie d'Angleterre, troisième femme de Louis XII, Mczeray a fait inscrire dans son Histoire un quatrain dont voici les deux derniers vers :
« Mais elle vit changer, par les mains de la Parque, Ses myrthes amoureux en funestes cyprès, t
Dans un projet de médaille commémorative du mariage du Dauj)hin, en 1741, il est dit que l'Hyménée sera représenté sous un berceau de myrte. [Reu. numis. fr., 1885, p. 207). Sur une médaille de Sobieski, de 169'i, est inscrite la légende suivante : Succedit laurea myrte, afin de rappeler en ménic temps une des victoires du roi et le mariage de sa fille (Raczynski. Le médailler de Pologne, 1838, in-'i°, t. II, p. 3'i9). On pourrait multiplier les exemples, il suffira de rappeler encore le jeton bien connu, frappé en 1600 en l'honneur du mariage de .Marie de Médieis avec Henri IV, et au revers duquel on voit une flèche entourée de palmes et de myrtes, avec cette légende significative : Missile armoris armati.
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sant apparaître la cotte, sur le sternum, en avant de Féchancrure ; avec la gorgerette ou plutôt la collerette • montant jusqu'à la naissance du cou. Dans le champ, derrière le buste, deux M (initiales de Maximilien et de Marie) surmontées d'une couronne fermée.
Cabinet de France, bronze ; diamètre, 48 millimètres. Cette pièce, qui est assez commune, se trouve aussi, en beaux exemplaires, dans les collections Montigny, Valton, au Cabinet impérial de Vienne, etc.
Armand, loc. cit., t. Il, p. 80, n**' 1 et 3. — Van Mieris, loc. cit., 1, p. 141. — Heraeus, Bildnisse..., pi. XIV, n"' 7 et 8. — Pinchart, loc. cit., p. 4. — Très. de num.,med.allem.,^\. IV, n°' 2et 3. — P. R. P. Marquard Hergott, Monum. aug. domiis Austriae, t. Il, Nunimotheca, P" partie, pi. X, n°' 5 et 6, et p. 19.
Nous avons réuni à dessein^ bien qu'elles soient de dates différentes, ces deux médailles qui comptent parmi les plus importantes et aussi les plus charmantes de l'œuvre de Candida. La première a plus de jeunesse et d'élégance ; l'autre, plus de caractère, plus de vigueur et de maturité de formes. La première, avec son relief plus plat et moins mouvementé, son plus petit diamètre et ses deux points séparatifs dans les légendes, se rapproche du GratiaDei, du Miette et du Carondelet. La seconde, avec son énergie de modelé, sa plénitude, son accentuation des formes et sa plus grande dimension, est une oeuvre de transition. Elle