P. Lacroix, Louis XII et Anne de Bretagne, p
7. Gallia Christiana, t. II, p. 1411. — A.-D. de la Fontenelle de Vaudoré, Histoire du monastère et des évèques de Luçon, Fontenay-le-Con»te et Paris, 1847, 2 vol. in-8", t. J, p. 157 à 182. — L'abbé du ïressay, Uist. des moines et des évêques de Luçon. Paris, Lecofifre, 3 vol. in-8'', 1869, t. II, pp. 28,40.
110 h: de la tour
de Nicolas Bontaud arrivée le 27 décembre 1490, il eut à lutter contre Mathurin de Dercé nommé par le chapitre dès les premiers jours de 1491. De guerre lasse, l'élu du chapitre consentit enfin à transiger ; par acte du 19 novembre 1494, P. de Sacierges garda le titre d'évèque et céda une partie des domaines de Tévêché. Cet acte fut confirmé par le parlement de Paris et finalement par la cour de Rome (kalendes de février 1495). Le chapitre essaya malgré tout de résister encore, mais la résistance était dès lors impossible. C'est vers cette époque, c'est-à-dire entre la nomination et le triomphe définitif, que fut exécutée notre médaille. Pierre de Sacierges cumulait places et bénéfices ; il fut à la fois maître des requêtes, évêque de Luçon, sous-doyen de Saint-Hilaire-le- Grand, chanoine de l'église cathédrale de Poitieis, abbé de Notre-Dame-la-Grande, etc. H acquit ainsi une fortune énorme qu'il employa surtout en munificences et en constructions. Dans la seule ville de Poitiers, il édifia l'hôtel du sous-doyen de Saint- Hilaire, la maison abbatiale de Notre-Dame-la-Grande et le collège de Géléasis. Benjamin Fillon signale' « parmi les monuments céramiques les plus curieux des débuts de la Renaissance que renferme le Poitou », le beau pavé de la chapelle du château de Bourg-Archambaud, sur lequel figurent, entre autres ornements, les armes de Pierre de Sacierges et sa devise : Domat omnia virtiis. Son goût pour les lettres faisait rechercher ses suffrages et son patronage par les humanistes, qui célébraient ses louanges, comme