E.-MCmlz, Hist. de l'Art..., t. II, pp
sigeant, il semble renouer avec l'Italie ; bien qu'il ne cesse d'être, jusqu'à la mort d'Alexandre VI , le tenant de la politique française, « le protecteur des affaires du roy et du royaume en cour de Rome ' ». En 1498, il accompagnait d'ailleurs le roi à Lyon, et le 6 octobre 1499, il était à côté de lui à son entrée à Milan -.
Ce fut certainement à ce moment d'alliance intime avec la France et les réfugiés napolitains (parmi lesquels était notre Gandida) que fut modelée la médaille qui nous occupe.
Etant donnée sa ressemblance, déjà constatée plus haut, avec la seconde pièce de Briçonnet exécutée probablement en 1494, il faut faire dater le .Julien de la Rovère de la période qui s'étend de 1494 à 1497. Nous serions presque porté à croire que la médaille du fugitif d'Ostie (le titre d'évèque d'Ostie est inscrit sur la pièce même) a été modelée dès 1 arrivée de celui-ci en France, pendant la courte période préparatoire de l'Expédition, du l" juin 1494 au départ de Vienne, 23 août de la même année.
De Clément de la Rovère, frère cadet de Jules II et surnommé le Gros, nous n'avons que peu de chose à dire^. Protecteur des arts comme tous les de la Rovère, il ne joua pourtant qu'un rôle assez effacé; et la physionomie lourde, apathique, insignifiante qu'il a sur la médaille fait suffisamment deviner ce qu'il fut. En 1483, il succéda dans l'évêché de Mende à son frère Julien, qui avait été nommé à ce siège